Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Rennes d'annuler l'arrêté du 18 septembre 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour en France pendant un an. Par un jugement n° 2502896 du 10 juillet 2025, le tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 18 septembre 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine et a enjoint au préfet, d'une part, de procéder au réexamen de la situation de Mme A... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour, d'autre part, de procéder à l'effacement informatique du signalement de Mme A... au Système d'information Schengen dans un délai de quinze jours. Procédure devant la cour : Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2025, le préfet d'Ille-et-Vilaine demande à la cour d'ordonner, sur le fondement de l'article R. 811-15 du code de justice administrative, le sursis à exécution du jugement n° 2502896 du 10 juillet 2025 par lequel le tribunal administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 18 septembre 2024 obligeant Mme A... à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour en France pendant un an. Il soutient que : - c'est à bon droit qu'il a estimé qu'il n'existait pas de preuve de l'existence de motifs sérieux et avérés de croire que la requérante courrait dans son pays d'origine un risque réel de subir les atteintes alléguées et qu'il a considéré que la décision critiquée ne portait pas atteinte aux dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - rien ne permet de considérer que le retour dans son pays d'origine porterait atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'il n'est pas séparé de sa mère ; - le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être également écarté. Par un mémoire en défense, enregistré le 15 août 2025, Mme A..., représentée par Me Le Verger, conclut au rejet de la requête du préfet d'Ille-et-Vilaine tendant au sursis à exécution du jugement du 10 juillet 2025 du tribunal administratif de Rennes. Elle soutient que : - aucun des moyens soulevés par l'appelant n'apparaît suffisamment sérieux et de nature à justifier l'annulation du jugement de première instance et le rejet des conclusions accueillies par celui-ci ; - elle craint pour sa vie en cas de retour en Côte d'Ivoire en raison des persécutions dont elle a été victime par son père et par l'homme à qui ce dernier l'a vendue à l'âge de douze ans car elle s'est soustraite à ce mariage forcé ; - sa fuite a été rendue nécessaire pour sa protection et celle de son enfant face aux pratiques sectaires de la famille de son nouveau compagnon ; - elle a retrouvé en France stabilité et sécurité pour elle et pour son fils, ainsi qu'une intégration sociale et professionnelle ; elle a signé en janvier 2024 un contrat à durée indéterminée à temps partiel en qualité d'aide à domicile pour des personnes âgées, a bénéficié d'une formation en relation d'accompagnement par le biais de l'association " Les petits frères des pauvres " auprès de laquelle elle est bénévole depuis août 2024, son fils âgé de quatre ans est scolarisé à l'école maternelle ; son éloignement mettrait en péril cette stabilité et méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, de même que l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en portant atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant ; - la décision d'éloignement est également entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation et celle de son fils. Mme B... A... a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 août
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.