Vu les procédures suivantes : Sous les n° 2514340 et 2514341, Mme D... E..., agissant en qualité de représentante légale de ses filles mineures A... et C... B..., a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Melun, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative d'enjoindre à l'administration, à titre principal, d'affecter ses filles dans un établissement scolaire de proximité adapté à leur situation et permettant le maintien du lien éducatif et familial entre elles, à titre subsidiaire, de procéder à leur inscription dans un établissement parisien du 13ème arrondissement, notamment le collège Gabriel Fauré, ou dans tout autre établissement disposant d'un personnel infirmier ou médical qualifié, et, en toute hypothèse, de produire la liste actualisée des établissements disposant d'un service infirmier scolaire opérationnel dans le secteur concerné. Par une ordonnance nos 2514340, 2514341 du 6 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a rejeté ses demandes. I. Sous le n° 509137, par une requête, enregistrée le 20 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme E..., agissant en qualité de représentante légale de sa fille mineure A... B..., demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à ses conclusions en référé, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - l'ordonnance attaquée est entachée d'irrégularité dès lors que, en premier lieu, elle n'est pas signée, en deuxième lieu, elle est insuffisamment motivée et, en dernier lieu, toutes ses conclusions n'ont pas été examinées ; - sa requête est recevable ; - la condition d'urgence est satisfaite, contrairement à ce qu'a retenu le juge des référés du tribunal administratif de Melun, dès lors que, en premier lieu, A... se trouve dans une situation de déscolarisation prolongée, en deuxième lieu, elle est psychologiquement fragilisée du fait de l'absence de scolarisation conjointe avec sa sœur, en troisième lieu, le défaut d'affectation à un établissement scolaire compromet de manière immédiate la poursuite de son parcours académique ainsi que de ses activités sportives et artistiques et, en dernier lieu, A... nécessite une surveillance médicale en raison de son état de fatigue ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation de sa fille A..., dès lors que le refus systématique de l'administration de lui accorder une affectation dans un établissement répondant à ses besoins éducatifs, sociaux et familiaux la place dans une situation de déscolarisation prolongée ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au principe d'égalité devant le service public dès lors que l'administration a refusé de lui accorder l'affectation requise sans justification individualisée ni prise en compte de la spécificité de sa situation ; - il est porté une atteinte grave et manifeste à son droit au respect de sa vie privée et familiale en ce que l'absence de scolarisation au sein du même établissement que sa sœur C... compromet leur équilibre affectif ainsi que la continuité éducative qui doit leur être garantie. II. Sous le n° 509139, par une requête, enregistrée le 20 octobre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme E..., agissant en qualité de représentante légale de sa fille mineure C... B..., demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à ses conclusions en référé, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - l'ordonnance attaquée est entachée d'irrégularité dès lors que, en premier lieu, elle n'est pas signée, en deuxième lieu, elle est insuffisamment motivée et, en dernier lieu, toutes ses conclusions n'ont pas été examinées ; - sa requête est recevable ; - la condition d'urgence est satisfaite, contrairement à ce qu'a retenu le juge des référés du tribunal administratif de Melun, dès lors que, d'une part, depuis le 2 septembre 2024, C... est privée de toute scolarisation effective, faute d'affectation dans un établissement disposant d'un service de santé scolaire permanent adapté à sa pathologie et, d'autre part, elle ne dispose d'aucune perspective concrète d'affectation adaptée ; - le refus de l'administration de lui accorder une affectation dans un établissement parisien disposant d'une infirmerie à temps plein au seul motif de la sectorisation géographique porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la santé de sa fille C..., en ce que, d'une part, il ne prend pas en compte son protocole médical et, d'autre part, il l'expose à un risque vital quotidien ; - il porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'éducation dès lors qu'il la place dans une situation de déscolarisation prolongée ne résultant pas d'une décision volontaire de ses représentants légaux ce qui compromet son développement, sa socialisation et son orientation future ; - il porte une atteinte grave et manifestement illégale au principe d'égalité devant le service public dès lors que, d'une part, le refus des services départementaux de l'éducation nationale de Paris d'inscrire C... au collège Gabriel Fauré au seul motif de la sectorisation géographique crée une hiérarchisation entre les maladies et, d'autre part, aucune justification objective ne permet de l'exclure du bénéfice d'une affectation adaptée. Vu les autres pièces des dossiers ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.