Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure : La société par actions simplifiée (SAS) Eos a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler l'arrêté du 13 novembre 2020 par lequel le maire d'Eysines a refusé de lui délivrer un permis de construire portant sur la mise en conformité de travaux d'extension et de démolition d'une maison individuelle implantée sur la parcelle cadastrée section AX n° 16 située 12 rue Saint-Exupéry. Par un jugement n° 2102368 du 5 juillet 2023, le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SAS Eos. Procédure devant la cour : Par une requête enregistrée le 5 septembre 2023, la SAS Eos, représentée par la SELARL Aedifico, demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Bordeaux du 5 juillet 2023 ; 2°) d'annuler l'arrêté du maire d'Eysines du 13 novembre 2020 rejetant sa demande de permis de construire, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux née le 11 mars 2021 ; 3°) d'enjoindre à la commune d'Eysines de procéder à un nouvel examen de la demande de la SAS Eos ; 4°) de mettre à la charge de la commune d'Eysines la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - le jugement est irrégulier en ce qu'il a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'erreur d'appréciation quant au caractère frauduleux de la demande ; - le maire de la commune a commis une erreur d'appréciation sur la consistance du projet, dès lors que celui-ci ne consiste pas en la création de plusieurs logements mais d'un seul logement en colocation ; - le projet ne méconnait pas les dispositions de l'article L. 112-10 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il ne comporte aucune création de surface de plancher destinée à l'habitation et qu'il a pour seul objet de créer 19 pièces habitables dont 17 chambres aménagées au sein d'un bâtiment existant de 424 m², de sorte qu'il n'a pas pour effet d'accroitre la capacité d'accueil des habitants exposés aux nuisances sonores. Par trois mémoires et des pièces enregistrés les 21 février 2024, 31 octobre 2024, 14 janvier 2025 et 4 novembre 2025, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, la commune d'Eysines, représentée par la SELARL Bernadou Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit mise à la charge de la SAS Eos en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle fait valoir que les moyens soulevés sont infondés. Elle sollicite à titre subsidiaire une substitution de base légale, le projet méconnaissant les dispositions des articles 1.2., 1.3.2.4., 1.4.1.2., 1.4.1.3., 1.4.2.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.