Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif d'Amiens, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, à titre principal, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de prendre toutes mesures utiles afin de permettre son retour effectif sur le territoire français aux frais de l'Etat dans un délai de quatre jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard; à titre subsidiaire, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui délivrer un document de voyage lui permettant de revenir en France immédiatement, d'y séjourner et d'y travailler jusqu'à la restitution effective de son titre de séjour, dans un délai de 24 heures à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ; de lui restituer son titre de séjour dans un délai de cinq jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 2600027 du 8 janvier 2026, la juge des référés du tribunal administratif a rejeté sa demande. Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) à titre principal, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et au ministre des affaires étrangères ainsi qu'aux services relevant de leur autorité de prendre toutes mesures utiles afin de permettre son retour sur le territoire national , aux frais de l'Etat, dans un délai de 4 jours à compter de la décision et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ; d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'effacer tout signalement le concernant dans le système d'information Schengen II ; d'enjoindre au ministre de l'intérieur et aux services relevant de son autorité, notamment la préfecture de l'Oise et le service de la police nationale chargé du contrôle aux frontières à l'aéroport de Beauvais de lui restituer son titre de séjour dans un délai de 5 jours à compter de la décision, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre aux autorités consulaires françaises en Inde de lui délivrer un document de voyage lui permettant de revenir en France immédiatement, d'y séjourner et d'y travailler jusqu'à la restitution effective de son titre de séjour, dans un délai de 48 heures à compter de la décision et sous astreinte de 500 euros par jour de retard ; d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'effacer tout signalement le concernant dans le système d'information Schengen II ; d'enjoindre au ministre de l'intérieur et aux services relevant de son autorité, notamment la préfecture de l'Oise et le service de la police nationale chargé du contrôle aux frontières à l'aéroport de Beauvais de lui restituer son titre de séjour dans un délai de 5 jours à compter de la décision, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros TTC au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, correspondant à la première instance et l'appel. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite, son éloignement du territoire français l'ayant séparé de sa femme, l'exposant à un risque de perte d'emploi et à l'impossibilité d'honorer ses engagements extraprofessionnels ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir, au droit au respect de la vie privée et au droit de mener une vie familiale normale dès lors qu'il est titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et ne fait l'objet d'aucune décision d'éloignement en cours de validité, la décision du 15 avril 2025 lui retirant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, qui ne lui a pas été notifiée, ayant été abrogée implicitement mais nécessairement par des actes postérieurs à cette décision comme l'édition d'une nouvelle carte de séjour afin de prendre en compte son changement d'adresse, la décision d'octroi d'un visa " famille de passeport talent " à sa femme et d'une carte de séjour en qualité de conjointe du titulaire d'une carte " Passeport talent ". Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.