Vu la procédure suivante : Procédure contentieuse antérieure M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler les décisions du 10 mars 2026 par lesquelles la préfète de la Nièvre a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, en l'informant de son signalement dans le système d'information Schengen ; d'annuler l'arrêté du 11 mai 2026 par lequel la même autorité l'a assigné à résidence ; d'enjoindre à la préfète de la Nièvre de procéder à un nouvel examen de sa situation dans le délai de quinze jours et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ; de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un jugement n° 2602164 du 2 juin 2026, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Dijon a rejeté ses demandes. Procédure devant la cour Par une requête enregistrée le 5 juin 2026, sous le n° 26LY01603, et un mémoire enregistré le 18 juin 2026, M. B..., représenté par Me Cormier (SELARL Studient Cormier), demande à la cour : - d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions du 10 mars 2026 par lesquelles la préfète de la Nièvre a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai , a fixé le pays de destination de son éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, en l'informant de son signalement dans le système d'information Schengen et de l'arrêté du 11 mai 2026 par lequel la même autorité l'a assigné à résidence ; - de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est remplie, eu égard à l'atteinte grave portée à ses intérêts et à sa vie privée et familiale par les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français, qui sont susceptibles d'être exécutées rapidement, et à l'atteinte portée à sa liberté de circulation résultat de l'exécution de la mesure d'assignation à résidence ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet, c'est à tort que ses conclusions dirigées contre les décisions du 10 mars 2026 ont été rejetées comme irrecevables par le premier juge ; la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée, a été prise en l'absence d'un examen réel et sérieux de sa situation, et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ; la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée, a été prise en l'absence d'un examen réel et sérieux de sa situation, et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale ; la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée et méconnaît l'article L.612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales . Par un mémoire enregistré le 16 juin 2026, la préfète de la Nièvre conclut au rejet de la requête. Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. Vu la requête enregistrée sous le n° 26LY01569 par laquelle M. B... relève appel du jugement du 2 juin 2026 et les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de justice administrative. Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.