Vu les procédures suivantes : L'association Vent de Gâtine a demandé à la cour administrative d'appel de Bordeaux d'annuler la décision du 24 mai 2023 par laquelle le préfet de la Vienne a refusé de faire droit à sa demande tendant à ce qu'il enjoigne à la société La Plaine des Moulins Energies de déposer une demande de dérogation à l'interdiction de destruction des espèces protégées et de leurs habitats concernés par le projet éolien autorisé par arrêté du 30 novembre 2018, sur le territoire de la commune de Boivre-la-Vallée et de Jazeneuil, et d'enjoindre à cette même société de ne pas mettre en service le parc éolien, ou, le cas échéant, de suspendre son exploitation dans l'attente de la décision prise par le préfet de la Vienne sur la demande de dérogation " espèces protégées " que la société aura déposée. Par un arrêt n° 23BX02131 du 16 décembre 2025, la cour a annulé la décision du 24 mai 2023 du préfet de la Vienne et lui a enjoint, d'une part, de mettre en demeure la société La Plaine des Moulins Energies de déposer une demande de dérogation " espèces protégées " dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'arrêt et, d'autre part, d'enjoindre cette société à suspendre les travaux ou le fonctionnement du parc. 1° Sous le n° 512745, par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 16 février, 3 mars et 27 mai 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société La Plaine des Moulins Energies demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) de renvoyer l'affaire devant la cour administrative d'appel de Bordeaux ; 3°) de mettre à la charge de l'association Vent de Gâtine la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 2° Sous le n° 513345, par une requête et deux mémoires en réplique, enregistrés les 3 mars, 21 et 27 mai 2026 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société La Plaine des Moulins Energies demande au Conseil d'Etat : 1°) d'ordonner qu'il soit sursis à l'exécution de cet arrêt ; 2°) de mettre à la charge de l'association Vent de Gâtine la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - les moyens de son pourvoi en cassation sont sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation de la décision attaquée, l'infirmation de la solution retenue par la cour administrative d'appel de Bordeaux ; - l'exécution de cette décision, en tant qu'elle enjoint au préfet de la mettre en demeure de déposer une demande de dérogation " espèces protégées " et de lui enjoindre de suspendre le fonctionnement du parc, risque d'entrainer pour elle des conséquences difficilement dommageables eu égard à l'atteinte portée par la suspension de l'exploitation du parc à sa situation financière ainsi qu'à celle du groupe auquel elle appartient. Par trois mémoires en défense, enregistrés les 30 avril, 13 et 26 mai 2026, l'association Vent de Gâtine conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la société La Plaine des Moulins Energies en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est sérieux et de nature à justifier, outre l'annulation de la décision attaquée, l'infirmation de la solution retenue par la cour. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de l'environnement ; - l'arrêté du 29 octobre 2009 du ministre de l'écologie, du développement durable et de la mer et du ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Airelle Niepce, maîtresse des requêtes, - les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Celice, Texidor, Perier, avocat de la société La Plaine des Moulins et à la SCP Marlange de la Burgade, avocat de l'association Vent de Gâtine ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.