CETATEXT000034013216 JG_L_2017_02_000000395588 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/34/01/32/CETATEXT000034013216.xml Texte Conseil d'État, 5ème - 4ème chambres réunies, 07/02/2017, 395588 2017-02-07 Conseil d'État 395588 5ème - 4ème chambres réunies Excès de pouvoir B SCP GARREAU, BAUER-VIOLAS, FESCHOTTE-DESBOIS M. Guillaume Leforestier Mme Laurence Marion ECLI:FR:CECHR:2017:395588.20170207 Vu les procédures suivantes : 1° La société Casino de Trouville a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, d'annuler le courrier du 23 août 2013 par lequel le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a demandé qu'il soit mis fin à l'exploitation de machines à sous dans les salles réservées aux fumeurs, ainsi que la lettre du 25 novembre 2013 par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser, en réparation du préjudice résultant de cette décision, une indemnité de 34,65 euros par jour de maintien de l'interdiction. Par une ordonnance n° 1400120 du 20 mai 2015, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 15NT02289 du 27 octobre 2015, le président de la 4ème chambre de la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par la société Casino de Trouville contre ce jugement. Sous le n° 395588, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 décembre 2015 et 29 mars 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Casino de Trouville demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 2° La société Casino de Deauville a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, d'annuler le courrier du 23 août 2013, par lequel le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a demandé qu'il soit mis fin à l'exploitation de machines à sous dans les salles réservées aux fumeurs, ainsi que la lettre du 25 novembre 2013 par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser, en réparation du préjudice résultant de cette décision, une indemnité de 5 601,23 euros par jour de maintien de l'interdiction. Par une ordonnance n° 1400119 du 20 mai 2015, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 15NT02288 du 27 octobre 2015, le président de la 4ème chambre de la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par la société Casino de Deauville contre ce jugement. Sous le n° 395589, par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 28 décembre 2015, 29 mars 2016 et 14 novembre 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Casino de Deauville demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 3° La société Casino de Ouistreham a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, d'annuler le courrier du 23 août 2013, par lequel le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a demandé qu'il soit mis fin à l'exploitation de machines à sous dans les salles réservées aux fumeurs, ainsi que de la lettre du 25 novembre 2013 par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser, en réparation du préjudice résultant de cette décision, une indemnité de 1 035,36 euros par jour de maintien de l'interdiction. Par une ordonnance n° 1400121 du 20 mai 2015, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 15NT02290 du 27 octobre 2015, le président de la 4ème chambre de la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par la société Casino de Ouistreham contre ce jugement. Sous le n° 395596, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 décembre 2015 et 29 mars 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Casino de Ouistreham demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 4° La société Luc-sur-Mer Loisirs a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, d'annuler la lettre du 23 août 2013 par lequel le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a demandé qu'il soit mis fin à l'exploitation de machines à sous dans les salles réservées aux fumeurs, ainsi que la lettre du 25 novembre 2013 par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux, d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser, en réparation du préjudice résultant de cette décision, une indemnité de 2 199,65 euros par jour de maintien de l'interdiction. Par une ordonnance n° 1400137 du 20 mai 2015, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 15NT02272 du 27 octobre 2015, le président de la 4ème chambre de la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par la société Luc-sur-Mer Loisirs contre ce jugement. Sous le n° 395628, par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 28 décembre 2015, 29 mars 2016 et 5 janvier 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Luc-sur-Mer Loisirs demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 5° La société Villers-sur-Mer Loisirs a demandé au tribunal administratif de Caen, d'une part, d'annuler la lettre du 23 août 2013 par lequel le directeur de cabinet du ministre de l'intérieur a demandé qu'il soit mis fin à l'exploitation de machines à sous dans les salles réservées aux fumeurs, ainsi que la lettre du 25 novembre 2013 par laquelle le ministre a rejeté son recours gracieux, d'autre part, de condamner l'Etat, en réparation du préjudice résultant de cette décision, à lui verser une indemnité de 1 382,50 euros par jour de maintien de l'interdiction. Par une ordonnance n° 1400138 du 20 mai 2015, le président de la 1ère chambre du tribunal administratif de Caen a rejeté sa demande. Par une ordonnance n° 15NT02275 du 27 octobre 2015, le président de la 4ème chambre de la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par la société Villers-sur-Mer Loisirs contre ce jugement. Sous le n° 395629, par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 décembre 2015 et 29 mars 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Villers-sur-Mer Loisirs demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de la santé publique ; - l'arrêté du 14 mai 2007 relatif à la réglementation des jeux dans les casinos ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Guillaume Leforestier, maître des requêtes, - les conclusions de Mme Laurence Marion, rapporteur public. La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Garreau, Bauer-Violas, Feschotte-Desbois, avocat de la société Casino de Trouville, de la société Casino de Deauville, de la société Casino de Ouistreham et à la SCP Gaschignard, avocat de la société Luc-sur-mer Loisirs et de la société Villers-sur-Mer Loisirs.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.