CETATEXT000047521012 JG_L_2023_04_000000453087 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/47/52/10/CETATEXT000047521012.xml Texte Conseil d'État, 4ème - 1ère chambres réunies, 28/04/2023, 453087, Publié au recueil Lebon 2023-04-28 Conseil d'État 453087 4ème - 1ère chambres réunies Excès de pouvoir A SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER ; SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET Mme Thalia Breton M. Raphaël Chambon ECLI:FR:CECHR:2023:453087.20230428 Vu les procédures suivantes : 1° Sous le n° 453087, M. P... A... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704965 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00144 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. A... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 2° Sous le n° 453088, M. Q... G... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704968 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00148 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. G... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 3° Sous le n° 453089, Mme E... J... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704969 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00151 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de Mme J... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 4° Sous le n° 453090, M. H... K... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704971 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00156 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. K... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 5° Sous le n° 453091, M. N... L... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704972 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00158 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. L... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 6° Sous le n° 453092, M. N... D... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704973 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00160 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. D... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 7° Sous le n° 453094, Mme B... O... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir, la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704974 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00162 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de Mme O... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 8° Sous le n° 453095, M. I... F... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir, la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704975 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00164 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. F... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... 9° Sous le n° 453096, M. M... C... a demandé au tribunal administratif de Bordeaux d'annuler pour excès de pouvoir, la décision du 19 septembre 2017 par laquelle la ministre du travail, sur recours hiérarchique formé par la société Orion Engineered Carbons (OEC) contre la décision du 23 mars 2017 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité territoriale de Gironde a refusé d'autoriser son licenciement, a, d'une part, annulé cette décision, d'autre part, autorisé son licenciement pour motif économique. Par un jugement n° 1704976 du 15 novembre 2018, le tribunal administratif a annulé cette décision. Par un arrêt n° 19BX00166 du 29 mars 2021, la cour administrative d'appel de Bordeaux a rejeté l'appel de la société OEC contre ce jugement. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés au secrétariat du contentieux du Conseil d'État les 31 mai et 31 août 2021, le 19 décembre 2022 et le 6 janvier 2023, la société OEC demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de faire droit à son appel ; 3°) de mettre à la charge de M. C... la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. .................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code du travail ; - la loi n° 2015-994 du 17 août 2015 ; - l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Thalia Breton, auditrice, - les conclusions de M. Raphaël Chambon, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Célice, Texidor, Perier, avocat de la société Orion Engineered Carbons, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. P... A..., de M. Q... G..., de Mme E... J..., de M. H... K..., de M. N... L..., de M. N... D..., de Mme B... O..., de M. I... F... et de M. M... C... ; Vu la note en délibéré, enregistrée le 7 avril 2023, présentée par M. A..., M. G..., Mme J..., M. C..., M. K..., M. L..., M. D..., Mme O... et M. F... ; Vu la note en délibéré, enregistrée le 7 avril 2023, présentée sous l'ensemble des pourvois par la société OEC ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.