CETATEXT000032713000 JG_L_2016_06_000000384380 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/71/30/CETATEXT000032713000.xml Texte Conseil d'État, 8ème chambre, 15/06/2016, 384380, Inédit au recueil Lebon 2016-06-15 Conseil d'État 384380 8ème chambre Plein contentieux C SCP BOULLOCHE ; SCP CELICE, BLANCPAIN, SOLTNER, TEXIDOR M. Vincent Uher Mme Nathalie Escaut ECLI:FR:CECHS:2016:384380.20160615 Vu la procédure suivante : Le préfet de la Gironde a demandé au tribunal administratif de Bordeaux de constater que l'installation de pêche implantée par la société Château Lilian Ladouys en sortie du canal de Reyson dit l'Estey d'Un, au droit du lieu-dit Mapon sur la commune de Saint-Estèphe, établie par procès-verbal du 23 juin 2011, constituait une contravention de grande voirie, de condamner cette société au paiement de l'amende prévue à l'article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques ainsi qu'à la démolition de cette installation et à la remise en l'état des lieux et d'autoriser le grand port maritime de Bordeaux à procéder, aux frais et risques de cette société, à cette démolition et cette remise en l'état à défaut d'exécution sous huit jours à compter de la notification du jugement. Par un jugement n° 1201027 du 31 décembre 2013, le tribunal a condamné cette société à une amende de 150 euros, lui a ordonné de démonter cette installation et de remettre les lieux en l'état dans un délai de trois mois suivant la notification de son jugement et a autorisé le grand port maritime de Bordeaux à y procéder d'office aux frais, risques et périls du contrevenant passé ce délai. Par un arrêt n°s 14BX00648, 14BX00706 du 9 juillet 2014, la cour administrative d'appel de Bordeaux, après avoir annulé ce jugement, a fait droit à la demande du préfet par un dispositif identique. Par un pourvoi sommaire, un mémoire complémentaire et deux nouveaux mémoires, enregistrés les 10 septembre et 9 décembre 2014, le 28 décembre 2015 et le 9 février 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la société Château Lilian Ladouys demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler cet arrêt ; 2°) réglant l'affaire au fond, de rejeter la demande du préfet ; 3°) de mettre à la charge du grand port maritime de Bordeaux le versement d'une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général de la propriété des personnes publiques ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Vincent Uher, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de Mme Nathalie Escaut, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Boulloche, avocat de la société Château Lilan Ladouys et à la SCP Célice, Blancpain, Soltner, Texidor, avocat du grand port maritime de Bordeaux ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.