CETATEXT000047718964 JG_L_2023_06_000000448498 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/47/71/89/CETATEXT000047718964.xml Texte Conseil d'État, 6ème chambre, 22/06/2023, 448498, Inédit au recueil Lebon 2023-06-22 Conseil d'État 448498 6ème chambre Excès de pouvoir C Mme Pauline Hot M. Nicolas Agnoux ECLI:FR:CECHS:2023:448498.20230622 Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au garde des sceaux, ministre de la justice de procéder à plusieurs modifications du décret d'application de la loi relative à l'aide juridique et de la partie réglementaire du code de justice administrative, de supprimer les articles des codes qui imposent le ministère d'avocat, de mettre fin au monopole des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, de diligenter une enquête interne auprès des différentes juridictions ayant traité de ses requêtes, de procéder à la mise en place, d'une part, d'un service permettant de centraliser les plaintes des justiciables et de les transmettre aux autorités compétentes en matière disciplinaire, à la modification, d'autre part, d'un service permettant de centraliser les plaintes à l'encontre des bâtonniers et du président de l'Ordre des avocats et, enfin, de lui verser la somme de 500 000 euros au titre des dommages et intérêts subis en raison du dysfonctionnement du service public de la justice, et d'une somme complémentaire de 10 000 euros, pour lui permettre de s'assurer le concours d'un avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation. Par deux mémoires enregistrés le 27 décembre 2020 et le 1er février 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, M. B... demande au Conseil d'État : 1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite du 9 novembre 2020 par laquelle le garde des sceaux, ministre de la justice, a refusé de modifier le décret d'application de la loi relative à l'aide juridique ; 2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de prendre une décision dans un délai de 48 heures à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ; 3°) de veiller à ce que son affaire ne soit pas jugée par un des membres du Conseil d'Etat dont il demande la récusation sur le fondement de l'article R. 721-4 du code de justice administrative ; 4°) de procéder à l'inscription de faux de toutes les décisions de rejet rendues dans ses dossiers, notamment celles jointes à la présente instance ; 5°) de communiquer une copie du dossier au Procureur de la République et d'inviter le Défenseur des droits à produire ses observations ; 6°) de transmettre sa demande d'aide juridictionnelle au bureau situé près du Conseil d'Etat et d'ordonner son admission provisoire à l'aide juridictionnelle, d'enjoindre au président de l'ordre des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation de lui désigner un avocat et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au bénéfice de l'avocat désigné, et une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la décision n° 406/2021 du bureau d'aide juridictionnelle près le Conseil d'Etat ; - le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et relatif à l'aide juridictionnelle et à l'aide à l'intervention de l'avocat dans les procédures non juridictionnelles ; - le code de justice administrative et le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Pauline Hot, auditrice, - les conclusions de M. Nicolas Agnoux, rapporteur public ; Considérant ce qui suit : Sur la demande de récusation :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.