CETATEXT000047857779 JG_L_2023_07_000000472966 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/47/85/77/CETATEXT000047857779.xml Texte Conseil d'État, 4ème chambre, 17/07/2023, 472966, Inédit au recueil Lebon 2023-07-17 Conseil d'État 472966 4ème chambre Excès de pouvoir C SCP L. POULET-ODENT ; SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET M. Pierre Vaiss M. Jean-François de Montgolfier ECLI:FR:CECHS:2023:472966.20230717 Vu les procédures suivantes : La société Sodinove a demandé à la cour administrative d'appel de Nantes, d'une part, d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 janvier 2022 par lequel le maire de Montaigu-Vendée a refusé de lui délivrer un permis de construire valant autorisation d'exploitation commerciale en vue de l'extension à hauteur de 13 000 m² de la surface de vente d'un ensemble commercial situé sur la commune de Montaigu-Vendée et du transfert de cet ensemble commercial à 900 m2 environ du site actuel et, d'autre part, d'enjoindre à la Commission nationale d'aménagement commercial de se prononcer à nouveau. Par un arrêt n° 22NT00800 du 24 mars 2023, la cour administrative d'appel a annulé cet arrêté et, d'une part, enjoint à la Commission nationale d'aménagement commercial d'émettre, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt, un avis favorable sur le projet de la société Sodinove, d'autre part, enjoint au maire de Montaigu-Vendée de réexaminer, dans un délai de deux mois suivant la réception du nouvel avis de la Commission nationale d'aménagement commercial, la demande de permis de construire de la société Sodinove en tenant compte des motifs de l'arrêt. 1° Sous le n° 472966, par un pourvoi enregistré le 12 avril 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la Commission nationale d'aménagement commercial demande au Conseil d'Etat d'annuler cet arrêt. 2° Sous le n° 472968, par une requête enregistrée le 12 avril 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la Commission nationale d'aménagement commercial demande au Conseil d'Etat qu'il soit sursis à l'exécution de ce même arrêt. Elle soutient que cette décision risque d'entraîner pour elle des conséquences difficilement réparables et que les moyens soulevés à l'appui de son pourvoi sont de nature à justifier, outre l'annulation de la décision, l'infirmation de la solution retenue par les juges du fond. Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2023, la société Sodinove conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les conditions d'un sursis à exécution ne sont pas remplies. La requête a été communiquée à la commune de Montaigu-Vendée qui n'a pas produit de mémoire en défense. .................................................................................... Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de commerce ; - le code de l'urbanisme ; - le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Pierre Vaiss, maître des requêtes en service extraordinaire, - les conclusions de M. Jean-François de Montgolfier, rapporteur public ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.