CETATEXT000029443845 JG_L_2014_09_000000384053 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/29/44/38/CETATEXT000029443845.xml Texte Conseil d'État, , 08/09/2014, 384053, Inédit au recueil Lebon 2014-09-08 Conseil d'État 384053 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2014:384053.20140908 Vu la requête, enregistrée le 28 août 2014 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme B...A..., demeurant ... ; la requérante demande au juge des référés du Conseil d'Etat : 1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution, d'une part, du décret n° 2014-362 du 20 mars 2014 relatif à la labellisation des centres d'éducation des chiens d'assistance et des centres d'éducation des chiens-guides d'aveugles et à la création d'un certificat national et, d'autre part, de l'arrêté conjoint de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt du 20 mars 2014 relatif aux critères techniques de labellisation des centres d'éducation des chiens d'assistance et des centres d'éducation des chiens-guides d'aveugles et à la création d'un certificat national ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. elle soutient que : - la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle rencontre d'ores et déjà des difficultés auprès de l'administration du collège auprès duquel elle est affectée en tant qu'enseignante pour être autorisée à être accompagnée de son chien en cours d'éducation, mais issu d'un centre non labellisé, dans les locaux du collège dès la rentrée scolaire, le 1er septembre ; - les mesures litigieuses portent atteinte au droit des personnes handicapées de se faire assister par des animaux éduqués et de choisir le mode d'éducation de leur chien, en chenil ou non ; - les mesures contestées portent atteinte à la dignité des personnes handicapées ; - le décret contesté porte atteinte au principe de libre circulation des travailleurs à l'intérieur de l'Union garanti par l'article 45 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ; - les actes contestés méconnaissent le droit au respect du secret médical ; - ces actes méconnaissent le droit au respect de sa vie privée et familiale ; - la ministre des affaires sociales et de la santé a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'adoption des critères techniques prévus dans l'arrêté litigieux ; Vu le décret et l'arrêté dont la suspension de l'exécution est demandée ; Vu la copie de la requête à fin d'annulation de ce décret et de cet arrêté ; Vu le code de l'action sociale et des familles ; Vu le code rural et de la pêche maritime ; Vu le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.