CETATEXT000032960367 JG_L_2016_07_000000401699 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/32/96/03/CETATEXT000032960367.xml Texte Conseil d'État, , 26/07/2016, 401699, Inédit au recueil Lebon 2016-07-26 Conseil d'État 401699 Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2016:401699.20160726 Vu la procédure suivante : Mme A...B...a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Toulouse, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : - d'une part, d'enjoindre à la ville de Toulouse de prendre toutes les mesures nécessaires tendant à mettre fin à tout type de harcèlement qu'elle subit, et de réunir le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail afin qu'une enquête administrative relative aux causes de sa tentative de suicide soit diligentée ; - d'autre part, d'ordonner à la ville de Toulouse de la rétablir dans ses droits à traitement, salaire et prime de service dans un délai de quinze jours ; de produire au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail les pièces nécessaires à l'enquête administrative ; de reconnaître son état de santé comme maladie professionnelle ou contractée en service ; de requalifier en accident du travail imputable au service les arrêts de travail intervenus du 21 au 27 septembre 2012 et du 17 avril au 7 mai 2014 ; de s'assurer que la protection fonctionnelle qui lui a été accordée lui assure une juste réparation des préjudices subis ; et ce, dans un délai de huit jours à compter de la date de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 500 euros par jours de retard ; - enfin, de mettre à la charge de la ville de Toulouse les entiers dépens ainsi que le paiement de la somme de 6 545 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance n° 1602860 du 1er juillet 2016, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté ses demandes. Par une requête enregistrée le 21 juillet 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A...B...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à ses demandes de première instance. Elle soutient que : - la condition d'urgence est caractérisée par les graves difficultés financières qu'elle rencontre et par la détérioration de son état de santé physique, moral et psychologique ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de ne pas être soumise au harcèlement moral. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ; - le décret n° 82-453 du 28 mai 1982 ; - le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.