CETATEXT000033285512 JG_L_2016_10_000000403549 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/33/28/55/CETATEXT000033285512.xml Texte Conseil d'État, , 13/10/2016, 403549, Inédit au recueil Lebon 2016-10-13 Conseil d'État 403549 Excès de pouvoir C SCP SEVAUX, MATHONNET ECLI:FR:CEORD:2016:403549.20161013 Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 15 septembre 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Avenir de Haute Durance, la Société Alpine de Protection de la Nature, MM. B...D..., A...D..., G...F..., et H...D...et C...E...demandent au juge des référés du Conseil d'Etat d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté n° 2014-317-0004 du 13 novembre 2014 par lequel le préfet des Hautes-Alpes a déclaré d'utilité publique, en vue de l'institution de servitudes, les travaux de création des liaisons à 63 000 volts entre l'Argentière-Briançon 2 et l'Argentière-Serre-Barbin, en aérien sur supports communs entre le poste de l'Argentière et le point B, puis en souterrain, d'une part entre le point B et le poste de Briançon, et, d'autre part, entre le point B et le poste de Serre-Barbin, sur le territoire des communes de l'Argentière-la-Bessée, Briançon, Le-Monêtier-les-Bains, La-Salle-les-Alpes, Saint-Chaffrey, dans le département des Hautes-Alpes ; 2°) d'adresser à Réseau Transports Electricité Sud-Est (RTE) une injonction précisant les obligations qu'impose la suspension prononcée, sous astreinte d'un montant de 200 000 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ; 3°) de mettre à la charge de RTE la somme de 2 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les requérants soutiennent que : - la condition d'urgence est remplie, dès lors que les travaux ont commencé sur le secteur du tracé des lignes à très haute tension P4, P6 et P3, que l'ensemble des travaux est accéléré du fait de la dispense du permis de construire, que le défrichement sur la commune de Savines pourrait rendre la situation irréversible en ce que les arbres mettent plus d'une cinquantaine d'années à repousser et que les pylônes sont sur le point d'être installés ; - il existe un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué ; - cet arrêté a été pris en méconnaissance des dispositions de l'article R. 123-27-4 du code de l'environnement et des textes régissant la composition des commissions d'enquête ; - le dossier d'enquête publique méconnaît les dispositions des 3° et 4° de l'article R. 123-28 du code de l'environnement ; - l'étude d'impact est insuffisante au regard des dispositions de l'article R. 122-5 du même code, en ce qu'elle ne tient pas compte de l'implantation et des caractéristiques des pylônes, en ce qu'elle ne comporte aucune évaluation des conséquences sur les nappes phréatiques et l'alimentation en eau potable et en ce qu'elle ne comporte pas d'étude des solutions de substitution envisagées par le maître d'ouvrage ; - eu égard au caractère indissociable des six projets de rénovation du réseau électrique de la Haute-Durance P1 à P6, ceux-ci ne pouvait faire l'objet de déclarations d'utilité publique séparées, ni d'enquêtes publiques ou d'études d'impact distinctes ; - la déclaration d'utilité publique contestée accorde à RTE des droits en méconnaissance de l'article 17 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, de l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales et aux articles 6 et 13 de cette convention ; - le projet et le dimensionnement du réseau procèdent d'une erreur manifeste d'appréciation ; - le projet porte une atteinte excessive à l'environnement. Par une ordonnance n° 1500313-5 du 12 juin 2015, le président du tribunal administratif de Marseille a transmis au Conseil d'Etat, en application de l'article R. 341-2 du code de justice administrative, la requête par laquelle les mêmes requérants ont demandé l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté n° 2014-317-0004 du 13 novembre 2014 du préfet des Hautes-Alpes. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, et notamment son préambule ; - le code de l'énergie ; - le décret n° 70-492 du 11 juin 1970 ; - le code de justice administrative ;
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.