CETATEXT000035332555 JG_L_2017_07_000000412356 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/35/33/25/CETATEXT000035332555.xml Texte Conseil d'État, , 24/07/2017, 412356, Inédit au recueil Lebon 2017-07-24 Conseil d'État 412356 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2017:412356.20170724 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 7 juillet 2017 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B...A...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision implicite du ministre des affaires sociales et de la santé, révélée par l'avis publié au journal officiel du 29 avril 2017, en tant qu'elle n'étend pas, aux remplaçants et aux collaborateurs médicaux du médecin libéral conventionné, le bénéfice de l'avantage supplémentaire maternité prévu par l'article 1er de l'avenant n° 3 à la convention nationale organisant les rapports entre les médecins et l'assurance maladie. Elle soutient que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que, d'une part, l'avenant n° 3 à la convention nationale organisant les rapports entre les médecins et l'assurance maladie est entré en vigueur le 1er avril 2017 et, d'autre part, en tant que remplaçante de médecin adhérant à la convention médicale, ledit avenant lui cause un préjudice financier majeur du fait de la privation de l'avantage supplémentaire maternité représentant la somme de 9 300 euros, alors qu'elle est mère seule de deux enfants et enceinte de 8 mois ; - les stipulations de l'avenant litigieux sont divisibles dès lors que seuls les termes " afin de les aider, pendant cette période, à faire face aux charges inhérentes à la gestion du cabinet médical " restreignent le bénéfice des prestations complémentaires aux seuls médecins libéraux qui adhérent à titre personnel à la convention, au détriment des médecins remplaçants et des médecins collaborateurs libéraux ; - il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée ; - elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que, d'une part, dans la mesure où les médecins remplaçants et les collaborateurs libéraux entrent dans le champ d'application de la convention médicale, les partenaires conventionnels auxquels la loi a confié le soin de prévoir un nouveau régime de protection sociale maternité ne pouvaient, sans méconnaître le principe d'égalité, les exclure du bénéfice de ce régime et, d'autre part, elle méconnaît le paragraphe 11 de la constitution du 27 octobre 1946 ; - elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle méconnaît l'intention du législateur qui est d'instituer une protection maternité pour les médecins libéraux comparable avec celle des salariés du régime général et de favoriser un exercice libéral propre à assurer un accès au soin pour l'ensemble de la population. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.