CETATEXT000036646216 JG_L_2018_02_000000417944 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/36/64/62/CETATEXT000036646216.xml Texte Conseil d'État, , 16/02/2018, 417944, Inédit au recueil Lebon 2018-02-16 Conseil d'État 417944 Plein contentieux C BOUTHORS ECLI:FR:CEORD:2018:417944.20180216 Vu la procédure suivante : L'ordre des avocats au barreau de Versailles a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Versailles, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner à la garde des sceaux, ministre de la justice, au président du tribunal de grande instance de Versailles en sa fonction de chef de juridiction et, en tant que de besoin, aux autorités ayant à connaître de l'installation en litige, le retrait immédiat de la cage de verre apposée sur le box de la salle d'audience correctionnelle B du tribunal de grande instance de Versailles, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard passé le délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir. Par une ordonnance n° 1800224 du 17 janvier 2018, le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 6 et 12 février 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'ordre des avocats au barreau de Versailles demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'ordonnance du 17 janvier 2018 ; 2°) de faire droit à ses conclusions de première instance ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a commis une erreur de droit en ce qu'il a déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître du litige, dès lors que la mesure litigieuse relève exclusivement de l'organisation du service public de la justice et non du fonctionnement de l'autorité judiciaire ; - l'ordonnance contestée est entachée d'irrégularité pour défaut de signature ; - la condition d'urgence est remplie ; - le box litigieux porte une atteinte grave et manifestement illégale aux droits de la défense, dès lors que la cage tend, d'une part, à séparer le prévenu de son avocat et du juge et, d'autre part, à faire porter sur lui un soupçon de dangerosité. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.