CETATEXT000037142687 JG_L_2018_06_000000420968 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/14/26/CETATEXT000037142687.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 22/06/2018, 420968, Inédit au recueil Lebon 2018-06-22 Conseil d'État 420968 Juge des référés Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2018:420968.20180622 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 28 mai 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le syndicat national de l'enseignement privé - union nationale des syndicats autonomes (SNEP - UNSA), représenté par son secrétaire général, M. B...A..., demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : 1°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de lui communiquer l'instruction ministérielle du 2 mars 2018 relative aux tableaux d'avancement des maîtres contractuels ou agréés du second degré des établissements d'enseignement privés sous contrat ; 2°) d'annuler cette instruction ministérielle ; 3°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale d'annuler l'ensemble des circulaires prises par les recteurs d'Académie relatives aux tableaux d'avancement 2018-2019 des maîtres contractuels ou agréés du second degré des établissements d'enseignement privé sous contrat ; 4°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de prendre une nouvelle instruction ministérielle ayant pour objet la réalisation des tableaux d'avancement des maîtres contractuels ou agréés du second degré des établissements d'enseignement privé sous contrat ; 5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le syndicat requérant soutient que : - la requête est recevable notamment en ce que l'instruction ministérielle du 2 mars 2018 n'a pas été publiée et peut dès lors être attaquée sans délai de forclusion ; - la condition d'urgence est remplie dès lors que la procédure d'avancement à la hors-classe prévue par les circulaires prises par les recteurs d'Académie en se référant à l'instruction ministérielle du 2 mars 2018 est actuellement en cours ; - il existe un doute sérieux sur la légalité de l'instruction ministérielle du 2 mars 2018 dès lors qu'il ressort des circulaires prises par les recteurs d'Académie en se référant à cette instruction qu'elle méconnaît les dispositions des articles L. 914-1 et R. 914-65 du code de l'éducation, qui prévoient l'égalité de traitement entre les maîtres de l'enseignement public et les maîtres contractuels ou agréés des établissements privés sous contrat, en ce qu'elle applique aux seuls maîtres de l'enseignement public les évolutions prévues par l'accord sur la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR) ; - les circulaires prises par les recteurs d'Académie en se référant à cette instruction ministérielle doivent être annulées pour le même motif. Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2018, le ministre de l'éducation nationale conclut, d'une part, au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à la communication de l'instruction ministérielle du 2 mars 2018, et d'autre part, à l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de cette instruction et des circulaires rectorales prises sur son fondement ainsi qu'à ce qu'il soit enjoint à l'administration de prendre une nouvelle instruction et, enfin, au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, le syndicat national de l'enseignement privé - union nationale des syndicats autonomes, et d'autre part, le ministre de l'éducation nationale ; Vu le procès-verbal de l'audience publique du 21 juin 2018 à 11 heures au cours de laquelle ont été entendus : - le représentant du syndicat national de l'enseignement privé - union nationale des syndicats autonomes ; - les représentantes du ministre de l'éducation nationale ; et à l'issue de laquelle le juge des référés a prononcé la clôture de l'instruction ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.