CETATEXT000037783303 JG_L_2018_11_000000425704 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/37/78/33/CETATEXT000037783303.xml Texte Conseil d'État, , 29/11/2018, 425704, Inédit au recueil Lebon 2018-11-29 Conseil d'État 425704 Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2018:425704.20181129 Vu la procédure suivante : Mme A...C..., épouseB..., a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Marseille, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'une part, d'ordonner la suspension de la note de la direction des services judiciaires du ministère de la justice du 13 novembre 2018 lui proposant quatre affectations en région parisienne et, d'autre part, d'enjoindre à la garde des sceaux, ministre de la justice, à titre principal, de lui proposer des postes vacants dans les ressorts des cours d'appel d'Aix-en-Provence et de Nîmes dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai. Par une ordonnance n° 1809270 du 19 novembre 2018, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2018 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme C...demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) de faire droit à sa demande de première instance. Elle soutient que : - l'ordonnance attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors que c'est à tort que le juge des référés du tribunal administratif de Marseille s'est déclaré territorialement incompétent pour connaître de sa demande ; - la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle s'est vue imposer un choix d'affectation en région parisienne qui l'a obligée à organiser son déménagement et à s'éloigner de son foyer familial ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de mener une vie familiale normale dès lors que les choix d'affectation proposés l'obligent à vivre loin de son foyer familial ; - la décision en litige est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que, d'une part, les choix de postes qui lui sont proposés n'ont pas pris en compte sa demande, d'autre part, des postes répondant à ses choix d'affectation sont vacants dans le ressort des cours d'appel d'Aix-en-Provence et de Nîmes, enfin, elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie familiale normale. Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.