CETATEXT000039230825 JG_L_2019_10_000000434945 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/39/23/08/CETATEXT000039230825.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 11/10/2019, 434945, Inédit au recueil Lebon 2019-10-11 Conseil d'État 434945 Juge des référés Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2019:434945.20191011 Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Nice, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner au préfet des Alpes-Maritimes de le munir sans délai d'une autorisation provisoire de séjour, assortie d'une autorisation de travailler, dans l'attente qu'il soit statué sur sa demande de régularisation exceptionnelle. Par une ordonnance n° 1904520 du 24 septembre 2019, le juge des référés du tribunal administratif de Nice a rejeté sa requête. Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 28 septembre et 9 octobre 2019 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande, dans le dernier état de ses écritures, au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'ordonnance du 24 septembre 2019 ; 2°) de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'il soit ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de le munir sans délai d'une autorisation provisoire de séjour, assortie d'une autorisation de travailler ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre des dispositions des article L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que le juge des référés du tribunal administratif de Nice : - a à tort refusé de reconnaître que le préfet des Alpes-Maritimes a porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale ; - a commis une erreur de droit en se bornant à relever qu'aucune obligation législative ou règlementaire n'imposait au préfet de prendre des mesures transitoires dès lors que celui-ci détient un pouvoir discrétionnaire dont il aurait dû faire usage pour mettre fin à l'atteinte grave et manifestement illégale à son droit à la vie privée et familiale. Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2019, le ministre de l'intérieur conclut qu'il n'y a pas lieu, d'une part, de statuer sur les conclusions de la requête et, d'autre part, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Après avoir convoqué à une audience publique, d'une part, M. A..., d'autre part, le ministre de l'intérieur ; Après avoir informé les parties de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique du 10 octobre 2019 ; Vu les autres pièces des dossiers ; Vu : - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.