CETATEXT000041958757 JG_L_2020_05_000000440652 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/41/95/87/CETATEXT000041958757.xml Texte Conseil d'État, , 26/05/2020, 440652, Inédit au recueil Lebon 2020-05-26 Conseil d'État 440652 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2020:440652.20200526 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 15 mai 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association 50 millions d'électeurs, M. A... D... et M. C... B... demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution du décret n° 2020-571 du 14 mai 2020 définissant la date d'entrée en fonction des conseillers municipaux et communautaires élus dans les communes dont le conseil municipal a été entièrement renouvelé dès le premier tour des élections municipales et communautaires organisé le 15 mars 2020 ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - la condition d'urgence est remplie dès lors que plus de 30 000 conseils municipaux et communautaires dont l'élection a été acquise lors du scrutin organisé le 15 mars 2020 vont élire leurs maires et adjoints au plus tôt cinq jours après le 18 mai, date de leur entrée en fonction ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité du décret attaqué ; - les autorités administratives compétentes ne pouvaient procéder à l'installation des conseils municipaux élus au complet lors du premier tour des élections municipales en raison du caractère insincère de ce scrutin, comme en atteste le taux anormal de participation ; - en tout état de cause, le décret attaqué est illégal dès lors qu'il ne pouvait être procédé à l'installation des conseils municipaux dès le 18 mai 2020, et donc aux rassemblements des élus, sans méconnaître les exigences sanitaires de nature à éviter toute propagation du virus covid-19 ; Par un mémoire distinct, enregistré le 15 mai 2020, présenté en application de l'article 23-5 de l'ordonnance du 7 novembre 1958, l'association 50 millions d'électeurs, M. A... D... et M. C... B... demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, à l'appui de leur requête, de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des dispositions de l'article 19 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020, à tout le moins de ses première et dernière phrases. Ils soutiennent que ces dispositions, applicables au litige et n'ayant pas été déclarées conformes à la Constitution, méconnaissent l'article 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, les articles 1er, 2, 3 et 34 de la Constitution ainsi que la jurisprudence du Conseil constitutionnel relative aux conditions devant être respectées par une validation législative dès lors qu'elles ont pour objet, d'une part, de valider les résultats du premier tour des élections municipales qui s'est tenu le 15 mars 2020 et, d'autre part, de reporter le second tour de ces élections au plus tard en juin
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.