CETATEXT000042623024 JG_L_2020_12_000000445960 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/42/62/30/CETATEXT000042623024.xml Texte Conseil d'État, , 04/12/2020, 445960, Inédit au recueil Lebon 2020-12-04 Conseil d'État 445960 Excès de pouvoir C CARBONNIER ECLI:FR:CEORD:2020:445960.20201204 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2020 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la commune de Coubron, la commune de Gagny, la commune de Gournay-sur-Marne, la commune de Montfermeil, la commune de Neuilly-sur-Marne, la commune de Neuilly-Plaisance, la commune de Noisy-le-Grand, la commune de Pavillons-sous-Bois, la commune de Rosny-sous-Bois, la commune de Vaujours, la commune de Villemomble et la commune du Raincy demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'article 37 du décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire. Elles soutiennent que : - leur requête est recevable ; - la condition d'urgence est remplie dès lors que les dispositions contestées causent des pertes irrécupérables pour les commerçants ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité des dispositions contestées au regard des moyens suivants : - les dispositions contestées méconnaissent la liberté d'entreprendre et le principe d'égalité dès lors qu'elles imposent la fermeture de certains commerces tout en laissant à d'autres la possibilité de vendre des produits similaires ; - les interdictions qu'elles instaurent ne sont pas justifiées dès lors, d'une part, qu'aucune étude ne conclut à une plus grande circulation du virus de la covid-19 dans les petits commerces et, d'autre part, qu'elles ont pour conséquence de favoriser les regroupements de personnes dans des grandes surfaces ; - elles sont manifestement inappropriées et disproportionnées eu égard, d'une part, à l'irréversibilité de leurs conséquences sociales et économiques et, d'autre part, à l'absence de preuve de leur efficacité sur l'endiguement de la circulation du virus. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, et notamment son préambule ; - le code de la construction et de l'habitation ; - le code de la santé publique ; - le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ; - le décret n° 2020-1454 du 27 novembre 2020 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.