CETATEXT000043875975 JG_L_2021_07_000000454694 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/43/87/59/CETATEXT000043875975.xml Texte Conseil d'État, , 21/07/2021, 454694, Inédit au recueil Lebon 2021-07-21 Conseil d'État 454694 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:454694.20210721 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fondement du premier alinéa de l'article 23-7 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel, de procéder ou faire procéder à la transmission au Conseil constitutionnel de la question prioritaire de constitutionnalité n° H2183557, présentée le 14 avril 2021, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à verser à M. B... ; 2°) d'enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fondement du principe de publicité des décisions de justice, de procéder ou faire procéder à la publication de la question prioritaire de constitutionnalité n° H2183557 sur le site internet officiel de la Cour de cassation, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard à verser à M. B.... Il soutient que : - la requête est recevable, dès lors que, d'une part, le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort pour connaître des recours dirigés contre les actes réglementaires des ministres et que, d'autre part, le recours est dirigé contre l'omission du garde des sceaux, ministre de la justice, de prendre un tel acte ; - la condition d'urgence est satisfaite eu égard au principe de bonne administration de la justice et au droit d'être jugé dans un délai raisonnable ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à un recours effectif, aux droits de la défense et au droit d'être jugé dans un délai raisonnable ; - l'omission du garde des sceaux méconnaît les droits de la défense, dès lors que l'écoulement du délai impératif de trois mois le prive de la possibilité de présenter ses moyens en défense devant le Conseil constitutionnel en vue d'une éventuelle abrogation des dispositions législatives contestées ; - elle méconnaît le principe de bonne administration et le droit à être jugé dans un délai raisonnable dès lors que le délai légal pour la transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité est fixé à trois mois par l'article 23-7 de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ; - cette omission porte atteinte au principe de publicité des décisions de justice et, par extension, au droit à un recours effectif, dès lors que la question prioritaire de constitutionnalité n'a pas été publiée sur le site internet de la Cour de cassation. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, et notamment son préambule ; - l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.