CETATEXT000044087026 JG_L_2021_08_000000455704 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/08/70/CETATEXT000044087026.xml Texte Conseil d'État, , 20/08/2021, 455704, Inédit au recueil Lebon 2021-08-20 Conseil d'État 455704 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:455704.20210820 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 18 août 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'État, M. B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : 1°) d'enjoindre au ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sous astreinte de 5 000 euros par jour de retard, de lui communiquer les documents relatifs aux " consultations amiables " engagées avec la Chine depuis le mois de décembre 2019 sur le fondement de l'article 6 de l'accord du 9 octobre 2004 relatif à la coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République populaire de Chine en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes et " la documentation relative aux personnels, aux laboratoires, animaleries, équipements, consommables, à l'ensemble des expérimentations conduites et à l'utilisation des animaux de laboratoire, ainsi qu'à l'intégralité de la gestion des souches d'agents pathogènes ", mentionnée par l'article 13 de cet accord ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, en premier lieu, la République populaire de Chine s'oppose aux investigations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en deuxième lieu, la presse diffuse chaque jour l'information selon laquelle le variant dit " Delta " se répand en France de façon exponentielle et, en dernier lieu, il s'interroge sur la balance bénéfices/risques de la vaccination de masse, comme une partie importante de la population française ; - la condition d'utilité de la mesure sollicitée est satisfaite dès lors que, en premier lieu, il justifie d'un intérêt légitime pour connaître l'origine de la pandémie liée à la " Covid-19 ", en deuxième lieu, cette information lui permettra d'évaluer avec plus de pertinence si les vaccins proposés par l'Agence européenne des médicaments sont de nature à protéger efficacement contre le virus ou si au contraire, les vaccins développés par la Chine sont plus efficaces et, en dernier lieu, la connaissance de l'origine d'une maladie est nécessaire pour développer un vaccin sûr et efficace contre cette dernière. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - l'accord relatif à la coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République populaire de Chine en matière de prévention et de lutte contre les maladies infectieuses émergentes signé à Pékin le 9 octobre 2004 et publié par le décret n° 2005-1181 du 14 septembre 2005 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.