CETATEXT000044099029 JG_L_2021_09_000000456233 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/09/90/CETATEXT000044099029.xml Texte Conseil d'État, , 10/09/2021, 456233, Inédit au recueil Lebon 2021-09-10 Conseil d'État 456233 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:456233.20210910 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution du décret n° 2021-1089 du 7 août 2021 en tant qu'il prescrit les mesures générales relatives à l'obligation vaccinale des soignants et autres professionnels de santé. Elle soutient que : - elle justifie d'un intérêt à agir eu égard à sa qualité de soignante ; - la condition d'urgence est satisfaite ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales ; - le décret attaquée méconnaît le principe de précaution dès lors qu'il n'y a pas eu suffisamment d'études indépendantes relatives à la technique de l'ARN messager ; - les dispositions du décret attaqué méconnaissent l'article 2 de la charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne et l'article 2 du traité de l'Union européenne ; - ces dispositions méconnaissent le principe d'égalité et l'interdiction des discriminations dès lors que, en premier lieu, l'obligation vaccinale s'applique aux seuls soignants, en deuxième lieu, les travailleurs qui ne présentent pas de " passe sanitaire " sont exposés à une suspension de leur rémunération, en troisième lieu, les personnes n'étant pas en possession d'un " passe sanitaire " font l'objet de restrictions dans l'exercice de leur liberté d'aller et venir ; - elles méconnaissent le droit au respect de la vie privée eu égard à la conservation des données relatives à la santé au sein des systèmes d'information mis en œuvre aux fins de lutter contre l'épidémie de la Covid-
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.