CETATEXT000044254897 JG_L_2021_09_000000456437 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/25/48/CETATEXT000044254897.xml Texte Conseil d'État, , 13/09/2021, 456437, Inédit au recueil Lebon 2021-09-13 Conseil d'État 456437 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:456437.20210913 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'Association internationale pour une médecine scientifique indépendante et bienveillante (AIMSIB), l'association BonSens.org et la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations (LNPLV) demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'enjoindre à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, au ministre des solidarités et de la santé et à la Haute Autorité de santé de produire, dans les plus brefs délais qui ne sauraient dépasser quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, les informations et preuves visées par le règlement (CE) n°507/2006 relatif au respect de la procédure relative au renouvellement annuel des autorisations de mise sur le marché ainsi que les informations et données complémentaires visées aux annexes 2 paragraphe E de chaque autorisation de mise sur le marché conditionnelle pour chaque vaccin anti Covid-19 autorisé en France et dans l'Union européenne, informations et données portant notamment sur la qualité de la substance active utilisée et des excipients, le procédé de fabrication, la reproductibilité des lots commercialisés, dès lors que les délais stipulés dans chacune de ces annexes sont dépassés, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard ; 2°) à titre subsidiaire, d'ordonner la suspension sur le territoire français de l'utilisation des quatre vaccins auxquels une autorisation de mise sur le marché conditionnelle a été octroyée par l'Agence européenne du médicament et par la Commission européenne ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elles soutiennent que : - elles justifient d'un intérêt à agir ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que les délais impartis pour le dépôt du dossier de renouvellement annuel des autorisations de mise sur le marché et pour le dépôt de compléments de preuves concernant la qualité des vaccins sont expirés ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect à la vie, au droit à l'intégrité physique et mentale et au droit à la santé dès lors que, d'une part, l'inoculation de l'un des vaccins contre la Covid-19 est susceptible de causer des effets indésirables graves et, d'autre part, la balance entre les bénéfices et les risques de ces vaccins n'est pas établie de manière certaine. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le règlement (CE) 507/2006 du 29 mars 2006 ; - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.