CETATEXT000044588621 JG_L_2021_12_000000458881 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/58/86/CETATEXT000044588621.xml Texte Conseil d'État, , 20/12/2021, 458881, Inédit au recueil Lebon 2021-12-20 Conseil d'État 458881 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:458881.20211220 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, l'association Cap-Assas, M. B... A... et Mme C... D... demandent au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du ministre des outre-mer et de la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation du 25 septembre 2021 relatif au certificat de capacité en droit ; 2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ils soutiennent que : - le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort pour connaître de leur requête ; - ils justifient d'un intérêt à agir dès lors que, d'une part, leur association a pour objet statutaire " la défense des droits légitimes des étudiants capacitaires de première et deuxième année " et, d'autre part, ils sont tous deux inscrits en seconde année de capacité en droit à l'université Panthéon-Assas au titre de l'année 2021-2022 ; - la condition d'urgence est satisfaite en ce que, d'une part, le caractère rétroactif de l'arrêté place l'ensemble des étudiants capacitaires dans l'incertitude quant au contenu de la formation, sa durée, sa valeur ainsi que la possibilité et les modalités de poursuites d'études et, d'autre part, certains établissements ont suspendu d'eux-mêmes l'application de la réforme eu égard à leur impréparation et à l'impossibilité de définir les modalités d'enseignement et d'examen dans les délais satisfaisants et réglementaires, sans que cette suspension ne crée aucun droit ni garantie pour les étudiants ; - il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; - l'arrêté contesté est entaché d'incompétence dès lors que, d'une part, les ministres des outre-mer et de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation n'étaient pas habilités à prendre cet arrêté à la place du Premier ministre et, d'autre part, le décret n° 2021-1234 du 25 septembre 2021 portant abrogation du décret n° 61-440 du 5 mai 1961 modifiant les conditions d'accès aux facultés et établissement d'enseignement supérieur en vue de favoriser la promotion sociale méconnaît le principe de parallélisme des compétences ; - l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en ce qu'il méconnaît la procédure de consultation du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche ; - il est entaché d'illégalité dès lors que, d'une part, il méconnaît les principes de non-rétroactivité des actes administratifs et de sécurité juridique eu égard à son application après la rentrée universitaire en l'absence de dispositions transitoires et, d'autre part, ses modalités à géométrie variable privent le diplôme de capacité en droit de sa valeur et les étudiants de garanties sur la qualité et la quantité des enseignements et portent atteinte au caractère national du diplôme ; - il méconnaît le principe d'égalité, d'une part, entre les étudiants en capacité en droit au sein d'universités différentes et, d'autre part, eu égard aux chances d'accès à l'enseignement supérieur. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de l'éducation ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.