CETATEXT000044588630 JG_L_2021_12_000000459222 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/44/58/86/CETATEXT000044588630.xml Texte Conseil d'État, , 16/12/2021, 459222, Inédit au recueil Lebon 2021-12-16 Conseil d'État 459222 Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2021:459222.20211216 Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 7 décembre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'ordonner la levée du secret défense sur la décision annoncée le 7 décembre 2021 prévoyant dans les écoles primaires l'obligation du port du masque en extérieur, l'obligation du port du masque en extérieur et en intérieur pour les activités sportives et la distanciation pour la prise des repas en évitant le croisement des classes ; 2°) d'enjoindre la levée de l'obligation du port du masque en extérieur pour les élèves des établissements scolaires de maternelle et d'élémentaire sans délai, y compris durant les temps de récréation et d'activités sportives ; 3°) d'enjoindre la levée de l'obligation de distanciation sociale pour les élèves des établissements scolaires de maternelle et d'élémentaire lors des périodes de restauration. Elle soutient que : - le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort pour connaître de sa requête ; - elle justifie d'un intérêt à agir ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que, en premier lieu, la décision contestée s'applique à compter du 9 décembre 2021, en deuxième lieu, elle méconnaît plusieurs des libertés fondamentales des enfants scolarisés en école maternelle et élémentaire et, en troisième lieu, l'augmentation du taux d'incidence des enfants de 0 à 9 ans est liée à l'augmentation du nombre de tests effectués ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentale ; - la décision contestée porte une atteinte grave à l'intérêt supérieur de l'enfant et à la liberté d'aller et venir dès lors que, en premier lieu, les enfants ont peu de risque de développer des formes graves de la Covid-19, en deuxième lieu, le port du masque provoque des souffrances physiques et psychologiques chez les enfants et retarde l'acquisition des apprentissages et, en dernier lieu, il existe des mesures plus efficaces et moins contraignantes que le port du masque en extérieur pour lutter contre la propagation du virus ; - cette décision est illégale dès lors qu'elle a été prise par le conseil de défense sanitaire et est soumise au secret défense, qu'elle n'a pas été publiée mais a seulement fait l'objet d'une annonce publique reprise sur le site internet de la Présidence de la République alors qu'elle prolonge des mesures censées être temporaires. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution, notamment son préambule ; - la convention internationale des droits de l'enfant ; - le code de la défense ; - la loi n°2021-689 du 31 mai 2021 ; - le décret n°2021-699 du1er juin 2021 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.