CETATEXT000045293350 JG_L_2022_01_000000460111 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/29/33/CETATEXT000045293350.xml Texte Conseil d'État, , 25/01/2022, 460111, Inédit au recueil Lebon 2022-01-25 Conseil d'État 460111 Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2022:460111.20220125 Vu la procédure suivante : M. A... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif d'Orléans, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'autoriser la poursuite de son schéma vaccinal par le recours au vaccin Spikevax développé par le laboratoire Moderna, pour l'injection de la troisième dose. Par une ordonnance n° 2104657 du 29 décembre 2021, le juge des référés du tribunal administratif d'Orléans a rejeté sa demande. Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) à titre principal, de faire droit à sa demande de première instance ; 3°) à titre subsidiaire, de prononcer toutes mesures nécessaires pour la sauvegarde de sa santé et de sa vie, et de mettre un terme au traitement inhumain et dégradant lié aux risques tirés du " panachage " des vaccins par l'action de l'Agence régionale de santé du Centre-Val de Loire au regard de sa situation particulière. Il soutient que : - sa requête est recevable ; - la condition d'urgence est satisfaite dès lors, d'une part, qu'il est éligible à une dose de rappel, que le fait de devoir différer sa vaccination contre la Covid-19 l'expose à un risque de contamination aux conséquences graves, qu'au regard de la recommandation du 30 novembre 2021 de la Haute Autorité de Santé, et compte tenu de son âge et de l'absence de contre-indication médicale, aucun professionnel de santé n'acceptera de lui administrer le vaccin Moderna, dont il a reçu deux doses ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales ; - l'Agence régionale de santé du Centre-Val de Loire, en indiquant que le vaccin Pfizer est recommandé pour les personnes de moins de 30 ans, méconnaît son droit à la vie et son droit à la santé, lui inflige un traitement inhumain et dégradant et l'expose à une profonde anxiété en lui imposant de recevoir un vaccin différent de celui dont il a reçu deux premières doses, malgré les réserves exprimées à cet égard par la Haute Autorité de Santé dans son avis du 29 avril 2021, et alors que le vaccin Moderna est plus efficace que le vaccin Pfizer ; - le seul moyen de prévenir une telle atteinte est de prendre une ordonnance l'autorisant à recevoir une dose de rappel de vaccin Moderna. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de la santé publique ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.