CETATEXT000045833501 JG_L_2022_05_000000463170 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/45/83/35/CETATEXT000045833501.xml Texte Conseil d'État, , 05/05/2022, 463170, Inédit au recueil Lebon 2022-05-05 Conseil d'État 463170 Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2022:463170.20220505 Vu la procédure suivante : M. B... A... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au maire de la commune de Montreuil, par une ordonnance qui serait exécutoire dès son prononcé, d'inscrire à l'ordre du jour du conseil municipal du 30 mars 2022 la proposition de délibération qu'il a déposée sous le titre " Mise en œuvre d'une communication sans stéréotype de sexe et de l'utilisation de l'écriture épicène et inclusive " et de répondre aux questions orales déposées dans le cadre du code général des collectivités territoriales et du règlement intérieur du conseil municipal. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 13 et 26 avril 2022 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'ordonnance attaquée ; 2°) d'ordonner au maire de Montreuil, par une ordonnance exécutoire dès son prononcé, d'une part, de mettre à l'ordre du jour du conseil municipal la délibération proposée intitulée " Mise en œuvre d'une communication sans stéréotype de sexe et de l'utilisation de l'écriture épicène et inclusive " et, d'autre part, de répondre aux questions orales des élus déposées dans le cadre prévu par le code général des collectivités territoriales et le règlement intérieur du conseil municipal de Montreuil : 3°) de mettre à la charge de la commune de Montreuil une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - l'ordonnance attaquée révèle de graves erreurs, sa rédaction reprenant celle d'une ordonnance antérieure ; - la condition d'urgence est satisfaite, contrairement à ce qu'a jugé le premier juge, dès lors que le refus du maire de mettre à l'ordre du jour du conseil municipal la délibération qu'il propose et de répondre aux questions orales qu'il pose porte une atteinte grave et manifestement illégale à l'exercice de son mandat d'élu et que seule une intervention du juge du référé-liberté permettrait de garantir l'exercice des droits fondamentaux qui lui sont garantis en tant qu'élu, de manière à respecter son droit à un recours effectif ; - l'ordonnance attaquée porte atteinte au droit d'expression des élus et méconnaît l'article L. 2121-19 du code général des collectivités territoriales et l'article 33 du règlement intérieur du conseil municipal de la commune de Montreuil, les refus qui lui sont opposés portant atteinte aux droits et libertés garantis aux élus locaux ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.