CETATEXT000048347855 JG_L_2023_10_000000489011 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/48/34/78/CETATEXT000048347855.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 30/10/2023, 489011, Inédit au recueil Lebon 2023-10-30 Conseil d'État 489011 Juge des référés Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2023:489011.20231030 Vu la procédure suivante : Sous le n° 2302398, Mme D... B... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la préfète de l'Allier a prononcé la fermeture administrative de l'établissement " Moulins Epicerie ", situé au 62, rue Régemortes à Moulins pour une durée d'un mois. Sous le n° 2302402, M. A... C... a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 octobre 2023 par lequel la préfète de l'Allier a prononcé la fermeture administrative de l'établissement " Moulins Epicerie ", situé au 43, rue Régemortes à Moulins pour une durée d'un mois. Par une ordonnance nos 2302398, 2302402 du 17 octobre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté leurs demandes. Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2023 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler l'ordonnance du 17 octobre 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Clermont-Ferrand ; 2°) de suspendre la décision du 9 octobre 2023 de la préfète de l'Allier ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'interdiction générale d'exploitation de son commerce pendant trente jours la prive de sa seule source de revenus ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie ainsi qu'à la liberté d'entreprendre ; - la fermeture administrative de son commerce fait obstacle à la poursuite de son activité et l'empêche de s'acquitter de ses charges ; - elle est entachée de disproportion dès lors qu'elle n'est pas adaptée, en ce qu'il n'est pas établi que les troubles à l'ordre public constatés sont en lien avec l'exploitation de son commerce, ni nécessaire, en ce qu'il appartenait au maire, au regard de ses pouvoirs de police administrative générale, de mettre en œuvre les moyens de prévenir les atteintes à l'ordre public, ni proportionnée à l'objectif recherché de protection de l'ordre public, en ce qu'elle a en réalité pour objectif de la sanctionner pour l'ouverture nocturne de son commerce. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le code de la sécurité intérieure ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.