CETATEXT000049738663 JG_L_2024_06_000000495059 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/49/73/86/CETATEXT000049738663.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 14/06/2024, 495059, Inédit au recueil Lebon 2024-06-14 Conseil d'État 495059 Juge des référés Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2024:495059.20240614 Vu la procédure suivante : Par une requête et deux nouveaux mémoires, enregistrés le 11, 13 et 14 juin 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. A... B... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) de suspendre l'exécution du décret n° 2024-527 du 9 juin 2024 portant convocation des électeurs pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale ; 2°) d'enjoindre au gouvernement et à défaut au Président de la République de fixer un nouveau délai de convocation des électeurs qui ne soit pas inférieur à quatre semaines ; 3°) subsidiairement, de transmettre au Conseil constitutionnel les questions suivantes : " La convocation d'un scrutin un dimanche soir avec effet immédiat au visa de l'urgence est-il conforme à la Constitution s'il apparaît que la dissolution eût été programmée comme une tactique visant soit à retrouver une majorité, soit à porter le Rassemblement National au pouvoir ' Y a-t-il violation de l'esprit de la Constitution à déclencher un dimanche le délai des élections législatives, en choisissant le plus bref, et sans alléger corrélativement la lourdeur administrative qui n'existait pas en 1958 ' Existe-t-il des violations graves de l'esprit de la Constitution et du devoir de neutralité qui s'impose au chef de l'Etat qui puisse servir de fondement juridique sérieux pour que le juge des référés du Conseil d'Etat ordonne la suspension du processus électoral prévu par le décret du 9 juin 2024 ' " ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; 5°) de condamner l'Etat à rembourser au requérant l'ensemble des frais d'imprimeur et de campagne qu'il a exposés avant la suspension du processus électoral, sur justificatif. Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental des citoyens d'élire leurs représentants parlementaires dans un délai raisonnable. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la Constitution ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.