CETATEXT000051321896 JG_L_2025_03_000000502157 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/32/18/CETATEXT000051321896.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 11/03/2025, 502157, Inédit au recueil Lebon 2025-03-11 Conseil d'État 502157 Juge des référés Excès de pouvoir C ECLI:FR:CEORD:2025:502157.20250311 Vu la procédure suivante : Par une requête et un nouveau mémoire, enregistrés les 6 et 9 mars 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. B... A... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : 1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a clôturé sa plainte n° 44-65558, formée le 19 août 2024, relative à une prospection commerciale de la société Castorama dont il a fait l'objet sans son consentement ; 2°) d'enjoindre à la CNIL, d'une part, de l'informer de l'état d'avancement de l'instruction de sa plainte, dans le délai d'une semaine à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et, d'autre part, " d'entrer en condamnation de manière dissuasive lors de la constatation d'un manquement à la législation, à tout le moins dans le cas de sa plainte n° 44-65558 ". Il soutient que : - la condition d'urgence est satisfaite dès lors que les délais de jugement d'un recours en excès de pouvoir sont incompatibles avec la nécessité d'assurer que la CNIL respecte ses obligations dans les délais impartis ou dans les plus brefs délais ; - la CNIL doit avoir terminé l'instruction de sa plainte et entamé la procédure de sanction dès lors qu'elle dispose d'un délai de trois mois pour prendre une décision selon l'article 78 du règlement général sur la protection des données (RGPD) et que sa plainte ne présente pas de difficulté particulière ; - les sanctions rendues par la CNIL ne répondent pas au critère dissuasif prévu à l'article 83 du RGPD et il est nécessaire, dans le cadre de sa plainte, de prendre une sanction réellement dissuasive ; - le Conseil d'Etat est compétent pour enjoindre à la CNIL, d'une part, de l'informer de l'état d'avancement de l'instruction de sa plainte dans un délai d'une semaine passée la notification du jugement à intervenir et, d'autre part, de prendre des sanctions dissuasives lors de la constatation d'un manquement à la législation, à tout le moins dans le cadre de sa plainte ; - il est nécessaire que le Conseil d'Etat statue rapidement sur la contestation d'une décision implicite de clôture d'une plainte par la CNIL afin de ne pas empêcher l'instruction de cette plainte par une autre autorité de contrôle européenne dans le cadre d'une infraction transfrontalière. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.