CETATEXT000051484128 JG_L_2025_04_000000503138 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/51/48/41/CETATEXT000051484128.xml Texte Conseil d'État, Juge des référés, 16/04/2025, 503138, Inédit au recueil Lebon 2025-04-16 Conseil d'État 503138 Juge des référés Plein contentieux C ECLI:FR:CEORD:2025:503138.20250416 Vu la procédure suivante : Mme G..., M. I... C..., Mme D... A..., Mme B... C..., M. F..., M. H... C..., Mme E... C... et M. J... C... ont demandé au juge des référés du tribunal administratif de Melun, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en premier lieu, de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 mars 2025 les mettant en demeure de quitter la parcelle cadastrée XD/0003 située Route du Parc, à Fresnes-sur-Marne, avant le 14 mars 2025 à 14 heures, sous peine d'évacuation forcée avec le concours de la force publique et, en second lieu, d'ordonner la mise en œuvre d'un accompagnement comprenant leur mise à l'abri dans une structure adaptée à leur activité, la scolarisation de leurs enfants, ainsi qu'une prise en charge en vue de leur insertion. Par une ordonnance n° 2503640 du 17 mars 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a rejeté leur demande. Par une requête, enregistrée le 2 avril 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, M. I... C... demande au juge des référés du Conseil d'Etat, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : 1°) d'annuler cette ordonnance ; 2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui proposer, ainsi qu'à l'ensemble des requérants de première instance et leur famille, un hébergement d'urgence ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la condition d'urgence devait être regardée comme satisfaite devant le juge des référés du tribunal administratif de Melun alors même que l'exécution de l'arrêté litigieux était intervenue entre l'enregistrement de la requête et l'ordonnance rendue, sauf à méconnaître le droit à un recours effectif garanti par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que, notamment eu égard à la présence de nombreux enfants en bas âge, l'expulsion est disproportionnée par rapport aux risques invoqués pour la salubrité et la sécurité publiques ; - il est porté une atteinte grave et manifestement illégale aux droits garantis par les articles 14 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce que l'arrêté préfectoral a été pris en raison de leur appartenance à la communauté Rom. Vu les autres pièces du dossier ; Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - le code de justice administrative ; Considérant ce qui suit :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.