JURITEXT000006937743 JAX2001X10XREX0000000015 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/06/93/77/JURITEXT000006937743.xml Cour d'appel de Rennes, du 25 octobre 2001 2001-10-25 Cour d'appel de Rennes RENNES DOSSIER N° 00/00185 Arrêt du 25 OCTOBRE 2001 COUR D'APPEL DE RENNES 3ème Chambre, ARRÊT Prononcé publiquement le 25 OCTOBRE 2001 par la 3ème Chambre des Appels Correctionnels, PARTIES EN CAUSE DEVANT LA COUR : X... Y... né le 28 Janvier 1953 à VALENCIENNES Fils de X... Adolphe et de DEGROOTE Jeanne De nationalité française, marié, président directeur général Demeurant 183, rue du Berger - 59135 BELLAING Prévenu, appelant, libre, déjà condamné, comparant Assisté de Maître HENNEUSE , avocat au barreau de VALENCIENNE, ET : LE MINISTÈRE PUBLIC Appelant, COMPOSITION DE LA COUR : lors des débats et du délibéré : : Monsieur MOIGNARD, Conseillers : Madame Z..., Monsieur A..., Prononcé à l'audience du 25 OCTOBRE 2001 par Monsieur MOIGNARD, conformément aux dispositions de l'article 485 alinéa 3 du Code de Procédure Pénale. MINISTÈRE PUBLIC : représenté aux débats et lors du prononcé de l'arrêt par Monsieur B..., Avocat Général GREFFIER : en présence de Mademoiselle C... lors des débats et du prononcé de l'arrêt DÉROULEMENT DES DÉBATS : A l'audience publique du 04 OCTOBRE 2001, le Président a constaté l'identité du prévenu X... Y..., comparant assisté de Maître HENNEUSE,A cet instant, Maître HENNEUSE a déposé des conclusions. Ont été entendus : Mme Z..., en son rapport, Le prévenu sur les motifs de son appel et en son interrogatoire, L'Avocat Général en ses réquisitions, Maître HENNEUSE en sa plaidoirie, Le prévenu qui a eu la parole en dernier, Puis, la Cour a mis l'affaire en délibéré pour son arrêt être rendu à l'audience publique du 25 OCTOBRE 2001 ; Conformément aux prescriptions de l'article 462 alinéa 2 du Code de Procédure Pénale, le Président a avisé les parties présentes de la date de l'audience à laquelle l'arrêt serait rendu. RAPPEL DE LA PROCÉDURE : LE JUGEMENT : Le Tribunal Correctionnel de VANNES par jugement Contradictoire en date du 07 DECEMBRE 1999, pour : VENTE AU DÉBALLAGE NON AUTORISÉE PUBLICITÉ PORTANT SUR UNE VENTE AU DÉBALLAGE NON AUTORISÉE a condamné X... Y... à 30.000 francs d'amende. LES APPELS : Appel a été interjeté par : Monsieur X... Y..., le 09 Décembre 1999, à titre principal ; M. le Procureur de la République, le 09 Décembre 1999, à titre incident ; LA PRÉVENTION : Considérant qu'il est fait grief à Y... X... : - d'avoir à THEIX le 3 septembre 1997 effectué une vente de marchandises neuves sous la forme de vente en déballage sans en avoir reçu l'autorisation, infraction prévue par les articles 31 I al.1 2°, 27 de la Loi 96-603 du 5/7/1996, 7, 8 du Décret 96-1097 du 16/12/1996 et réprimée par l'article 31 I al.1, al.2 de la Loi du 5/7/1996 ; - d'avoir à THEIX entre le 1er août et le 3 septembre 1997 effectué une publicité portant sur une vente au déballage non autorisée, infraction prévue par les articles L.121-15 al.1 1°, al.2 du Code de la Consommation, 27 de la Loi 96-603 du 5/7/1996, 7 du Décret 96-1097 du 16/12/1996 et réprimée par l'article L.121-15 al.2 du Code de la Consommation ; * * * EN LA FORME : : Le 8 septembre 1997, un inspecteur principal et un contrôleur principal de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (D.G.C.C.R.F.) dressaient procès-verbal de délit à l'encontre de M. Y... X... D... constataient les faits suivants : La société anonyme EURO VANADIUM sise rue Victor HUGO à 59174 LA SENTINELLE et dont le Président Directeur Général est Monsieur Y... X..., est spécialisée dans la vente de produits non alimentaires à partir de poids-lourds. Pour faire connaître les jours et lieux de passage dans une commune, elle fait distribuer des catalogues publicitaires auprès des consommateurs. Par télécopie, "l'Association pour le développement de l'Est Vannetais" a informé la D.G.C.C.R.F. qu'une telle vente devait avoir lieu le mercredi 3 septembre 1997 sur le parking du Bar-Hôtel "Le Relais de Rhuys" au lieu dit le Poteau rouge à 56450 THEIX. A son envoi, étaient jointes la copie d'une autorisation de stationnement émanant de Mme E..., directrice de cet établissement et la copie de la première page du catalogue publicitaire distribué pour faire connaître cette vente. Par télécopie en date du 27 août 1997, la D.G.C.C.R.F. a interrogé M. le Maire de THEIX afin de savoir s'il avait délivré une autorisation de vente au déballage à la société EURO VANADIUM. Par télécopie en date du 28 août 1997, M. Franck F..., secrétaire général de la Mairie de THEIX indiquait qu'aucune autorisation n'avait été accordée. Le 3 septembre 1997, à 9 heures, les inspecteurs se présentaient surle parking du bar-hôtel "Le relais de Rhuys" à THEIX où ils constataient qu'un véhicule de type poids lourd avec remorque immatriculé 9060 VH 59, portant le nom de la société EURO VANADIUM était stationné. Des échelles sous emballage plastique étaient accolées à la remorque ; à partir d'une porte latérale de celle-ci, les consommateurs présents se faisaient servir les marchandises qu'ils désiraient en remettant un bon de commande tiré de la page 3 du catalogue publicitaire et les payaient. Tandis qu'ils attendaient pour se présenter au vendeur, un consommateur lui a demandé un exemplaire du catalogue publicitaire. A 9 heures 15, ils se présentaient à M. Jean Pierre G... qui déclarait être salarié de la société EURO VANADIUM et avoir commencé la vente de produits à 9 heures. M. G... leur remettait le double du rouleau de caisse enregistrant les ventes effectuées, soit 6 ventes avant leur intervention pour un montant total de 2.588 francs T.T.C. Entendu le 23 mars 1998, M. X... déclarait qu'il pratiquait des livraisons contre remboursement et non des ventes au déballage, que l'acte de vente était réalisé au moment où le client a fait son choix à partir du catalogue qu'il a reçu dans sa boîte aux lettres et que son activité était similaire à celle des sociétés de vente par correspondance. Il produit à l'appui de ses dires une jurisprudence antérieure à l'année
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.