JURITEXT000006946697 JAX2005X02XB9X0000033W33 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/06/94/66/JURITEXT000006946697.xml ARRET Cour d'appel de Lyon, CIV.3, du 17 novembre 2005 2005-11-17 Cour d'appel de Lyon CHAMBRE_CIVILE_3 COUR D'APPEL DE LYON Troisième Chambre Civile ARRÊT DU 17 Novembre 2005 Décision déférée à la Cour : Jugement du Tribunal de Commerce de SAINT ETIENNE du 08 avril 2004 - No rôle : 2003/137 No R.G. : 04/03153 Nature du recours : Appel APPELANTE : La Société LYONNAISE DES EAUX, SA 18 Square Edouard VII 75009 PARIS représentée par la SCP AGUIRAUD-NOUVELLET, avoués à la Cour assistée de Me Michel BEAL, avocat au barreau de SAINT-ETIENNE INTIMEE : La Société BELLERI FORMETUBES, SA 2 rue de l'Artisanat ZI BP 10 42290 SORBIERS représentée par Me Annick DE FOURCROY, avoué à la Cour assistée de Me Hervé DESCOTES, avocat au barreau de LYON Instruction clôturée le 03 Mai 2005 Audience publique du 12 Octobre 2005 LA TROISIÈME CHAMBRE DE LA COUR D'APPEL DE LYON, COMPOSITION DE LA COUR lors des débats et du délibéré : Monsieur ROBERT, Président, Monsieur SANTELLI, Conseiller Madame CLOZEL-TRUCHE, Conseiller DEBATS : à l'audience publique du 12 octobre 2005 GREFFIER : la Cour était assistée lors des débats de Mademoiselle X..., Greffier, ARRET : CONTRADICTOIRE prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour le 17 novembre 2005, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Nouveau Code de Procédure Civile signé par Monsieur ROBERT, Président, et par Mademoiselle X..., Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. EXPOSE DU LITIGE - PROCEDURE - PRETENTIONS DES PARTIES La société LYONNAISE DES EAUX a adressé le 5 juin 2002 à la société BELLERI FORMETUBES deux factures pour des montants respectifs de 16.493,27 euros et de 675,19 euros se rapportant à des consommations d'eau relevées sur les compteurs de cette dernière. A raison de la disproportion considérable révélée par cette dernière facturation par rapport à la précédente, la société BELLERI FORMETUBES a, par courriers des 10 juin et 26 juin 2002, contesté la facture de 16.493,27 euros no93397115-0202-01 et a demandé à la société LYONNAISE DES EAUX de vérifier ses relevés. La société LYONNAISE DES EAUX a répondu le 8 juillet 2002 à la société BELLERI FORMETUBES un règlement de 4159,89 euros correspondant à ce qu'elle estimait être la véritable consommation. Une ordonnance d'injonction de payer était rendue le 6 décembre 2002 à la requête de la société LYONNAISE DES EAUX qui a été signifiée le 23 décembre 2002 à la société BELLERI FORMETUBES qui a régularisé le 16 janvier 2003 une opposition. Par jugement du 8 avril 2004 le Tribunal de Commerce de SAINT-ETIENNE a condamné la société BELLERI FORMETUBES à payer à la société LYONNAISE DES EAUX la somme de 1640,90 euros outre intérêts au taux légal à compter du 6 décembre 2002 et a débouté la société LYONNAISE DES EAUX de ses autres demandes. Par déclaration du 12 mai 2004, la société BELLERI FORMETUBES a relevé appel de ce jugement. Vu l'article 455 alinéa 1er du Nouveau Code de Procédure Civile dans sa rédaction issue du décret du 28 décembre 1998 ; Vu les prétentions et les moyens développés par la société LYONNAISE DES EAUX dans ses conclusions du 9 août 2004 auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé tendant à faire juger que ce n'est pas à elle d'apporter la preuve, pour justifier du montant de sa facture d'eau, que des modifications substantielles sont intervenues dans la consommation de l'abonné ou qu'une fuite existe dans son installation - qu'ainsi c'est à l'abonné d'établir le fait ayant produit l'extinction de son obligation - qu'en l'espèce la société BELLERI FORMETUBES ne démontre pas que le compteur litigieux serait défectueux ou qu'une fuite aurait affecté la canalisation installée avant le compteur litigieux - qu'en l'occurrence si les consommations d'eau ont augmenté dans des proportions significatives entre mai 2001 et juin 2002, cette augmentation n'est pas extraordinaire et qu'il faut l'apprécier sur une longue période qui tienne compte des baisses de consommation - qu'en conséquence, l'intimée ne rapportant pas la preuve qui lui incombe doit être condamnée à lui payer la somme de 12.333,38 euros majorée des intérêts au taux légal à compter depuis la mise en demeure du 4 juillet 2002 - que le jugement déféré doit être réformé. Vu les prétentions et les moyens développés par la société BELLERI FORMETUBES dans ses conclusions du 13 décembre 2004 auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé tendant à faire juger que lorsqu'apparaît une trop grande distorsion entre la quantité d'eau utilisée habituellement et la quantité facturée, le compteur ne peut établir à lui seul la preuve de la quantité consommée - que cette preuve incombe à la société LYONNAISE DES EAUX - que la différence est de 54 fois supérieure d'une année
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.