JURITEXT000007015089 CXCXAX1985X03X05X00151X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/01/50/JURITEXT000007015089.xml ARRET Cour de cassation, Chambre sociale, du 6 mars 1985, 83-15.865, Publié au bulletin 1985-03-06 Cour de cassation Cassation 83-15865 Bulletin 1985 V N° 151 p. 110 CHAMBRE_SOCIALE Cour d'appel de Nîmes, chambre sociale, 1983-07-05 1983-07-05 Pdt. M. Vellieux Av.Gén. M. Picca Av. demandeur : Me Guinard Rapp. M. Chazelet SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE L. 468 DU CODE DE LA SECURITE SOCIALE ; ATTENDU QUE, LE 14 JUIN 1979, M. FRANCIS X..., MACON AU SERVICE DE LA SOCIETE PROGEC A ETE ELECTROCUTE A LA SUITE DU CONTACT DE LA GRUE MANOEUVREE PAR UN AUTRE SALARIE DE L'ENTREPRISE, POUR DEPOSER UNE CITERNE, AVEC UNE LIGNE SOUS TENSION PASSANT AU-DESSUS DU CHANTIER ; ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE A ECARTE LA FAUTE INEXCUSABLE DE L'EMPLOYEUR, A RAISON DE LA FAUTE IMPUTEE AU CONDUCTEUR DE LA GRUE, QUI S'ETAIT TROP APPROCHE DE LA LIGNE ELECTRIQUE, BIEN QUE NE POUVANT IGNORER LE DANGER COURU ; ATTENDU CEPENDANT QUE L'ELECTROCUTION RESULTAIT DU NON RESPECT PAR L'EMPLOYEUR DES MESURES DE SECURITE QUI A ENTRAINE SA CONDAMNATION PENALE ; QUE LES FAUTES AINSI COMMISES ETAIENT LA CAUSE DETERMINANTE DE L'ACCIDENT ET ABSORBAIENT CELLES DU SALARIE QUI N'EN ETAIENT QUE LA CONSEQUENCE ; QU'IL S'ENSUIT QUE LA COUR D'APPEL A VIOLE LE TEXTE SUSVISE ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU LE 5 JUILLET 1983 ENTRE LES PARTIES, PAR LA COUR D'APPEL DE NIMES ; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE MONTPELLIER, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN LA CHAMBRE DU CONSEIL ; SECURITE SOCIALE, ACCIDENT DU TRAVAIL - Faute inexcusable de l'employeur - Définition - Défaut de précautions - Electrocution - Manoeuvre d'une grue à proximité d'une ligne à haute tension. SECURITE SOCIALE, ACCIDENT DU TRAVAIL - Faute inexcusable de l'employeur - Exonération - Faute d'un salarié de la même entreprise. En l'état d'un accident du travail dont a été victime un salarié électrocuté à la suite du contact de la grue manoeuvrée par un autre salarié de l'entreprise avec une ligne sous tension surplombant le chantier, doit être cassé l'arrêt qui écarte la faute inexcusable de l'employeur en considération de la faute imputée au conducteur de la grue qui s'était trop approché de cette ligne, alors que l'électrocution résultait du non-respect par l'employeur des mesures de sécurité qui a entraîné sa condamnation pénale, les fautes ainsi commises étant la cause déterminante de l'accident et absorbant celles du salarié qui n'en étaient que la conséquence. A rapprocher : Cour de cassation, chambre sociale, 1971-03-24 Bulletin 1971 V N° 244 p. 105 (Rejet) et les arrêts cités. Cour de cassation, chambre sociale, 1980-01-09 Bulletin 1980 V N° 27 p. 19 (Cassation). Cour de cassation, chambre sociale, 1982-03-24 Bulletin 1982 V N° 217 p. 160 (Rejet) et les arrêts cités<br/>
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.