← France

JURITEXT000007030039

JURITEXT000007030039 CXCXAX1993X06X04X00214X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/00/JURITEXT000007030039.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 1 juin 1993, 91-14.740, Publié au bulletin 1993-06-01 Cour de cassation Cassation. 91-14740 Bulletin 1993 IV N° 214 p. 153 CHAMBRE_COMMERCIALE Cour d'appel de Paris, 1991-03-14 1991-03-14 Président : M. Bézard . Avocat général : Mme Piniot. Avocats : M. Ryziger, la SCP Guiguet, Bachellier et Potier de la Varde. Rapporteur : Mme Loreau. Sur le deuxième moyen : Vu l'article 372-1 de la loi du 24 juillet 1966 ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que la société Pipo Saint-Michel, qui a été absorbée par la société 3F Restaurant, était titulaire d'un bail de locaux commerciaux consenti par la société Parimmo ; que celle-ci a assigné la société 3F Restaurant en résiliation du bail ; Attendu que pour accueillir cette demande, la cour d'appel a retenu que la fusion par absorption s'analysait en une cession de bail et, comme pour toute cession, devait être signifiée au bailleur pour lui être opposable, le défaut de cette formalité entraînant la résiliation du bail ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que la fusion entre deux sociétés opère transmission universelle du patrimoine de la société absorbée à la société absorbante, et que les formalités prescrites par l'article 1690 du Code civil en matière de transport de créances ou de droits ne sont pas requises en ce cas, seul un droit d'opposition étant ouvert aux créanciers des sociétés participant à l'opération de fusion, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 14 mars 1991, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rouen. CESSION DE CREANCE - Formalités de l'article 1690 du Code civil - Sociétés commerciales en général - Fusion - Application (non) . SOCIETE (règles générales) - Fusion de sociétés - Créances des sociétés absorbées - Effets à l'égard de la société absorbante - Cession de créance (non) SOCIETE (règles générales) - Fusion de sociétés - Dettes de la société absorbée - Opposition des créanciers - Droit SOCIETE (règles générales) - Fusion de sociétés - Dettes de la société absorbante - Opposition des créanciers - Droit La fusion entre deux sociétés opère transmission universelle du patrimoine de la société absorbée à la société absorbante. Dès lors, les formalités prescrites par l'article 1690 du Code civil en matière de transport de créances ou de droits ne sont pas requises en ce cas, seul un droit d'opposition étant ouvert aux créanciers des sociétés participant à l'opération de fusion. DANS LE MEME SENS : Chambre commerciale, 1984-12-18, Bulletin 1984, IV, n° 351, p. 286 (rejet), et les arrêts cités.<br/> Code civil 1690 Loi 66-537 1966-07-24 art. 372-1

🔗 Vers la source officielle

Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.