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JURITEXT000007031688

JURITEXT000007031688 CXCXAX1994X02X05X00073X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/16/JURITEXT000007031688.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre sociale, du 24 février 1994, 91-20.871 91-20.876 91-20.879, Publié au bulletin 1994-02-24 Cour de cassation Cassation partielle. 91-20871 91-20876 91-20879 Bulletin 1994 V N° 73 p. 52 CHAMBRE_SOCIALE Tribunal des affaires de sécurité sociale de Paris, 1991-07-03 1991-07-03 Président : M. Kuhnmunch . Avocat général : M. Martin. Avocats : la SCP Gatineau, la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin. Rapporteur : M. Lesage. Vu leur connexité, joint les pourvois n°s 91-20.871 à 91-20.876 et 91-20.879 ; Sur le moyen unique commun aux pourvois : Vu l'article R. 243-20 du Code de la sécurité sociale, dans sa rédaction antérieure au décret n° 90-1009 du 14 novembre 1990 ; Attendu, d'abord, qu'en vertu de ce texte, les employeurs peuvent seulement, en cas de bonne foi dûment prouvée, formuler une demande gracieuse en réduction des majorations de retard appliquées lorsque les cotisations n'ont pas été versées aux dates limites d'exigibilité ; Attendu, ensuite, que les dispositions du décret susvisé permettant aux employeurs de bonne foi de formuler également une demande de remise des pénalités n'ont pris effet que le premier jour du mois suivant la publication dudit décret au Journal officiel, soit le 1er décembre 1990 ; Attendu qu'en 1989, l'URSSAF a mis en demeure la Société de gestion immobilière Via Sogivia, syndic de copropriétés, de lui régler les majorations de retard et les pénalités afférentes aux cotisations du premier trimestre de 1989, celles-ci n'ayant été payées à l'organisme social qu'en septembre 1989 ; Attendu que, pour accorder à la société la remise intégrale des pénalités, les jugements attaqués énoncent que l'article R. 243-20 du Code de la sécurité sociale, dans sa rédaction issue du décret du 14 novembre 1990, prévoit que cette remise peut être accordée si la bonne foi de l'employeur est dûment prouvée ; Qu'en statuant ainsi, alors que les dispositions nouvelles ne sont applicables qu'aux pénalités encourues depuis le 1er décembre 1990, le tribunal des affaires de sécurité sociale a violé les textes susvisés ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qui concerne la remise des pénalités, les jugements rendus le 3 juillet 1991, entre les parties, par le tribunal des affaires de sécurité sociale de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bobigny. SECURITE SOCIALE - Cotisations - Pénalités - Remise - Conditions - Pénalités encourues depuis le 1er décembre 1990 . SECURITE SOCIALE - Cotisations - Pénalités - Remise - Bonne foi - Nécessité SECURITE SOCIALE - Cotisations - Pénalités - Remise - Décret du 14 novembre 1990 - Application - Application limitée aux pénalités encourues depuis le 1er décembre 1990 SECURITE SOCIALE - Cotisations - Pénalités - Remise - Demande - Règlement intégral préalable des cotisations - Nécessité Les dispositions du décret du 14 novembre 1990 modifiant l'article R. 243-20 du Code de la sécurité sociale, aux termes desquelles les pénalités peuvent faire l'objet de remise en cas de bonne foi, ne s'appliquent qu'à celles encourues depuis le 1er décembre 1990. Code de la sécurité sociale R243-20 Décret 90-1009 1990-11-14

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Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.