JURITEXT000007032005 CXCXAX1994X03X05X00115X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/20/JURITEXT000007032005.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre sociale, du 30 mars 1994, 90-43.178, Publié au bulletin 1994-03-30 Cour de cassation Cassation. 90-43178 Bulletin 1994 V N° 115 p. 78 CHAMBRE_SOCIALE Cour d'appel de Riom, 1990-03-05 1990-03-05 Président : M. Kuhnmunch . Avocat général : M. Chambeyron. Avocats : MM. Delvolvé, Boullez. Rapporteur : M. Monboisse. Sur le moyen unique : Vu l'article 4 de l'avenant ouvriers, employés et techniciens du 29 novembre 1977 à la convention collective des industries et de la répartition pharmaceutique et vétérinaire ; Attendu que, selon l'arrêt attaqué, M. X..., magasinier réceptionnaire chauffeur, au service de la Société pharmaceutique de répartition OCP, a été victime d'un accident de trajet ; que, prétendant qu'à la suite de cet accident M. X... avait été en congé de maladie depuis plus de 6 mois et que son absence perturbait la bonne marche du service, l'employeur a procédé à son licenciement en application du texte précité ; Attendu que, pour dire que le licenciement de M. X... ne reposait pas sur une cause réelle et sérieuse et condamner la société à payer à ce salarié une somme à titre d'indemnité et à l'ASSEDIC de la région Auvergne une somme correspondant au remboursement d'allocations, la cour d'appel a retenu que le 4e alinéa de l'article 4 de l'avenant n'autorisait, après une absence supérieure à 6 mois, l'employeur à constater la rupture qu'en cas de maladie et non d'accident ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors que l'article précité vise les absences résultant tant d'accident que de maladie, la cour d'appel a violé ce texte ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 5 mars 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Riom ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Limoges. CONVENTIONS COLLECTIVES - Pharmacie - Convention nationale des industries et de la répartition pharmaceutique et vétérinaire - Avenant ouvriers, employés et techniciens - Domaine d'application - Accident et maladie . CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement - Cause - Accident du travail ou maladie professionnelle - Convention collective - Convention collective prévoyant la possibilité pour l'employeur de prendre acte de la rupture - Conditions - Absence supérieure à six mois CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Absence du salarié - Absence prolongée - Maladie du salarié - Convention collective prévoyant la possibilité pour l'employeur de prendre acte de la rupture - Domaine d'application - Accident du travail CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement - Cause - Accident du travail ou maladie professionnelle - Convention collective - Convention nationale des industries et de la répartition pharmaceutique et vétérinaire - Conditions - Absence supérieure à six mois L'article 4 de l'avenant ouvriers, employés et techniciens du 23 novembre 1977 à la convention collective des industries et de la répartition pharmaceutique et vétérinaire autorisant, après une absence supérieure à 6 mois, l'employeur à constater la rupture, vise les absences résultant tant d'accident que de maladie. Convention collective des industries et de la répartition pharmaceutique et vétérinaire, avenant ouvriers, employés et techniciens 1977-11-29 art. 4
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.