JURITEXT000007032626 CXCXAX1995X01X05X00005X001 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/26/JURITEXT000007032626.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre sociale, du 5 janvier 1995, 93-42.190, Publié au bulletin 1995-01-05 Cour de cassation Cassation partielle 93-42190 Bulletin 1995 V N° 5 p. 4 CHAMBRE_SOCIALE Cour d'appel d'Amiens, 1993-03-11 1993-03-11 Président : M. Lecante, conseiller le plus ancien faisant fonction. . Avocat général : M. de Caigny. Avocats : la SCP Célice et Blancpain (arrêt n° 1), M. Bouthors (arrêt n° 2). Rapporteur : M. Carmet. ARRÊT N° 1 Attendu selon l'arrêt attaqué (Amiens, 11 mars 1993) que Mlle X... au service de la société Sin et Stès depuis le mois de septembre 1989, en qualité de chef d'équipe chargé de l'entretien et du nettoyage de locaux hôteliers a été licenciée le 30 septembre 1991 ; Sur le premier moyen : Vu l'article L. 122-14-2 du Code du travail ; Attendu que, pour décider que le licenciement de la salariée était sans cause réelle et sérieuse, après avoir constaté que, dans la lettre de licenciement, l'employeur reprochait à l'intéressée son retour tardif de congés payés, le non-respect des consignes données par ses supérieurs hiérarchiques, de bâcler son travail, et d'avoir une attitude négative vis-à-vis de son client, la cour d'appel a retenu que ces motifs n'étaient pas explicités, qu'aucune précision n'était donnée notamment sur la date permettant de matérialiser l'époque des faits reprochés, en sorte que cette insuffisance de motifs équivalait à une absence de motifs ; Qu'en statuant ainsi, alors que les griefs invoqués par l'employeur dans la lettre de notification du licenciement constituaient les motifs précis exigés par la loi, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; Et sur le second moyen : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que, pour condamner l'employeur à payer à la salariée un rappel de salaires, la cour d'appel se borne à énoncer que les premiers juges ont fait droit à la demande de l'intéressé par une exacte analyse des faits et une application stricte de la loi ; Qu'en statuant ainsi, alors que les premiers juges n'avaient énoncé aucun motif à l'appui de leur décision, la cour d'appel n'a pas satisfait aux exigences du texte susvisé ; PAR CES MOTIFS ; CASSE ET ANNULE, mais seulement en celles de ses dispositions ayant condamné l'employeur à payer à la salariée des indemnités de rupture, des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et un rappel de salaire, l'arrêt rendu le 11 mars 1993, entre les parties, par la cour d'appel d'Amiens ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Reims . CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement - Formalités légales - Lettre de licenciement - Contenu - Mention des motifs du licenciement - Constatations suffisantes . CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Licenciement - Cause - Cause réelle et sérieuse - Appréciation - Motifs invoqués par l'employeur - Enonciation dans la lettre de licenciement - Motifs précis Constitue l'énoncé du ou des motifs précis exigés par l'article L. 122-14-2 du Code du travail, la mention par l'employeur dans la lettre de notification du licenciement : de reproches adressés au salarié : retour tardif de congés payés, non-respect des consignes données par ses supérieurs hiérarchiques, bâclage du travail et attitude négative vis-à-vis d'un client (arrêt n° 1) ; de l'impossibilité d'affecter le salarié à un poste de travail compatible avec les restrictions médicales émises par le médecin du Travail (arrêt n° 2). Code du travail L122-14-2
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.