JURITEXT000007036129 CXCXAX1996X10X05X00312X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/61/JURITEXT000007036129.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre sociale, du 8 octobre 1996, 95-40.405, Publié au bulletin 1996-10-08 Cour de cassation Rejet. 95-40405 Bulletin 1996 V N° 312 p. 222 CHAMBRE_SOCIALE Cour d'appel de Versailles, 1994-11-25 1994-11-25 Président : M. Gélineau-Larrivet . Avocat général : M. Chauvy. Avocats : M. Vuitton, la SCP Masse-Dessen, Georges et Thouvenin. Rapporteur : M. Merlin. Sur le moyen unique : Attendu que M. X..., employé en qualité d'ingénieur chimiste par la société Rhône-Poulenc Recherches, a été en arrêt de travail pour maladie à compter du 1er septembre 1983 ; que son contrat de travail a été rompu, alors qu'il était toujours en arrêt de travail, par lettre du 18 décembre 1986 avec effet au 31 décembre 1986 ; qu'il a fait valoir ses droits à la retraite à partir du 1er novembre 1989 ; qu'étant lié par une clause de non-concurrence prévue par l'article 16 de l'avenant n° III, ingénieurs et cadres, de la Convention collective nationale des industries chimiques, il a réclamé devant la juridiction prud'homale le paiement d'une indemnité compensatrice auquel l'employeur s'est opposé en invoquant l'impossibilité de l'intéressé d'exercer une activité professionnelle ; qu'à la suite de son décès en cours d'instance ses ayants droit ont poursuivi la procédure ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Versailles, 25 novembre 1994) de l'avoir condamné à payer au salarié une indemnité compensatrice de la clause de non-concurrence, alors, selon le moyen, que dès lors que le contrat de travail avait été interrompu du fait pour le salarié de ne plus pouvoir exercer aucune activité la clause de non-concurrence devenait sans objet ni cause ; qu'en déclarant le contraire, l'arrêt a violé les articles 1126 et 1131 du Code civil ; Mais attendu qu'en l'absence de dispositions conventionnelles contraires la cour d'appel, ayant exactement énoncé que l'indemnité compensatrice de non-concurrence a pour cause l'obligation de non-concurrence imposée au salarié, a décidé à bon droit que son paiement lié à la cessation d'activité du salarié, au respect de cette obligation et à l'absence de renonciation de l'employeur à la clause ne peut être affecté par les circonstances de la rupture du contrat de travail et la possibilité ou non pour le salarié de reprendre une activité concurrentielle ; que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. CONTRAT DE TRAVAIL, RUPTURE - Clause de non-concurrence - Indemnité de non-concurrence - Nature - Conséquences . Une cour d'appel, après avoir exactement énoncé que l'indemnité compensatrice de non-concurrence a pour cause l'obligation de non-concurrence imposée au salarié, a décidé à bon droit que le paiement de celle-ci, lié à la cessation d'activité du salarié, au respect de cette obligation et à l'absence de renonciation de l'employeur à la clause, ne peut, en l'absence de dispositions conventionnelles contraires, être affecté par les circonstances de la rupture du contrat de travail et la possibilité ou non pour le salarié de reprendre une activité concurrentielle.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.