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JURITEXT000007037189

JURITEXT000007037189 CXCXAX1997X01X01X00006X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/03/71/JURITEXT000007037189.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 7 janvier 1997, 94-19.497, Publié au bulletin 1997-01-07 Cour de cassation Cassation partielle. 94-19497 Bulletin 1997 I N° 6 p. 4 CHAMBRE_CIVILE_1 Cour d'appel de Paris, 1994-06-30 1994-06-30 Président : M. Lemontey . Avocat général : M. Roehrich. Avocats : la SCP Defrénois et Levis, M. Copper-Royer, la SCP Célice et Blancpain. Rapporteur : M. Sargos. Sur le troisième moyen : (sans intérêt) ; Mais sur les premières branches réunies du premier et du deuxième moyen : Vu les articles 1135 et 1147 du Code civil ; Attendu que Jean-Pierre X..., atteint d'une gêne du bras gauche due à une compression des éléments vasculo-nerveux dans le défilé thoraco-brachial, a subi une intervention chirurgicale, pratiquée par M. Y..., consistant à réséquer la première côte à gauche et à libérer le paquet vasculo-nerveux du membre supérieur ; qu'à l'occasion de la section postérieure de la première côte réalisée avec un costotome l'artère sous-clavière gauche, qui est au contact de cette côte, a été blessée et qu'il s'en est suivi une hémorragie massive et un désamorçage de la pompe cardiaque dont Jean-Pierre X... est décédé ; que, pour infirmer la décision du premier juge, qui avait retenu la responsabilité de M. Y... en raison de la maladresse commise en perforant l'artère sous-clavière, la cour d'appel, bien qu'elle ait constaté qu'au cours de l'intervention le docteur Y... avait bien blessé cette artère et que l'hémorragie en résultant avait provoqué le décès, a énoncé que M. Y... n'avait pas commis de " maladresses fautives ou non admissibles, et que le décès de M. X... en suite de cette blessure artérielle, avait pour cause une complication exceptionnelle... et donc non prévisible " ; Attendu qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de ses propres constatations que la blessure de l'artère sous-clavière avait été le fait du chirurgien, de sorte que sa responsabilité était engagée, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres branches de ces deux moyens : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a infirmé la décision du tribunal de grande instance d'Evry déclarant M. Y... responsable du décès de Jean-Pierre X... et le condamnant à en réparer les conséquences dommageables pour sa veuve et son fils, l'arrêt rendu le 30 juin 1994, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Paris, autrement composée. PROFESSIONS MEDICALES ET PARAMEDICALES - Médecin chirurgien - Responsabilité contractuelle - Intervention chirurgicale - Blessure du patient par maladresse - Fait du praticien . RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Applications diverses - Médecin chirurgien - Intervention chirurgicale - Blessure du patient par maladresse - Fait du praticien RESPONSABILITE CONTRACTUELLE - Faute - Médecin chirurgien - Intervention chirurgicale - Blessure du patient par maladresse - Fait du praticien Engage sa responsabilité le chirurgien qui, au cours d'une intervention chirurgicale portant sur une côte, blesse par maladresse une artère. Encourt dès lors la cassation l'arrêt qui exonère le praticien de toute responsabilité au motif que celui-ci n'avait pas commis de " maladresse fautive ou non admissible ", alors que la blessure résultait de son fait. Code civil 1135, 1147

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