JURITEXT000007044912 CXCXAX2001X05X01X00125X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/04/49/JURITEXT000007044912.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 9 mai 2001, 98-23.144, Publié au bulletin 2001-05-09 Cour de cassation Cassation. 98-23144 Bulletin 2001 I N° 125 p. 81 CHAMBRE_CIVILE_1 Cour d'appel de Rouen, 1998-09-24 1998-09-24 Président : M. Sargos, conseiller le plus ancien faisant fonction. . Avocat général : M. Sainte-Rose. Avocats : la SCP Waquet, Farge et Hazan, la SCP Bachellier et Potier de la Varde. Rapporteur : M. Bouscharain. Sur le deuxième moyen : Vu l'article 2037 du Code civil ; Attendu qu'en application de ce texte, la caution n'est déchargée que si, par le fait exclusif du créancier, elle ne peut plus être subrogée dans les droits de celui-ci ; Attendu que le 22 mai 1989, la société Cofluma, aux droits de laquelle vient la société Soderbanque, a consenti un prêt destiné à l'acquisition de deux péniches et à l'exécution de travaux sur une troisième ; que le remboursement de ce prêt était garanti par le cautionnement des époux X... et une hypothèque de premier rang sur les trois bateaux, à régulariser dans le mois de la mise à disposition des fonds ; que, devant la défaillance des emprunteurs, la société prêteuse a assigné les cautions en paiement ; que celles-ci ont demandé à être déchargées de leur engagement ; Attendu que pour accueillir ce moyen de défense et débouter le créancier de sa demande, l'arrêt attaqué retient que si les emprunteurs n'ont pas remis au créancier les justifications requises pour permettre l'inscription des hypothèques convenues, ce dernier n'en avait pas moins commis des négligences en attendant six mois après la remise des fonds pour mettre en demeure les emprunteurs de remplir leur obligation, en omettant d'avertir les cautions des difficultés relatives à la prise des sûretés et en ne réagissant pas après avoir vainement relancé les emprunteurs ; Attendu qu'en se déterminant par des motifs desquels il résultait que le défaut de constitution des sûretés convenues n'était pas le fait exclusif du créancier, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres griefs du pourvoi : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 24 septembre 1998, entre les parties, par la cour d'appel de Rouen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rouen, autrement composée. CAUTIONNEMENT - Extinction - Subrogation rendue impossible du fait du créancier - Article 2037 du Code civil - Domaine d'application - Fait exclusif du créancier - Nécessité . En application de l'article 2037 du Code civil, la caution n'est déchargée que si, par le fait exclusif du créancier, elle ne peut plus être subrogée dans les droits de celui-ci. A RAPPROCHER : Chambre civile 1, 1998-03-03, Bulletin 1998, I, n° 88, p. 59 (cassation), et les arrêts cités.<br/> Code civil 2037
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.