JURITEXT000007046247 CXCXAX2001X06X01X00189X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/04/62/JURITEXT000007046247.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre civile 1, du 26 juin 2001, 99-16.118, Publié au bulletin 2001-06-26 Cour de cassation Rejet. 99-16118 Bulletin 2001 I N° 189 p. 119 CHAMBRE_CIVILE_1 Cour d'appel de Colmar, 1999-02-23 1999-02-23 Président : M. Lemontey . Avocat général : Mme Petit. Avocats : la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Thiriez, la SCP Parmentier et Didier. Rapporteur : M. Ancel. Sur les deux moyens, réunis et pris en leurs diverses branches : Attendu que la société française Muller Ecole et Bureau fait grief à l'arrêt attaqué (Colmar, 23 février 1999) de l'avoir condamnée, sur le fondement du droit interne français de la vente, à payer à la société écossaise Federal Tait le montant de factures de livraison de papier ; qu'il est reproché à la cour d'appel, 1° de ne pas avoir, au besoin d'office, recherché la loi applicable, en violation des conventions de La Haye du 15 juin 1955 et de Vienne du 11 avril 1980 ; 2° d'avoir méconnu cette dernière convention quant au prix applicable et quant à la réexpédition des marchandises non conformes ; 3° d'avoir omis de répondre à l'argumentation invoquée sur les confirmations de commande ; Mais attendu que la convention de Vienne du 11 avril 1980 instituant un droit uniforme sur les ventes internationales de marchandises, applicable en l'espèce en vertu de l'article 3, alinéa 2, de la convention de La Haye du 15 juin 1955 sur la loi applicable aux ventes à caractère international d'objets mobiliers corporels, combiné à son article 1er, 1 b, constitue le droit substantiel français de la vente internationale de marchandises ; qu'à ce titre, cette convention s'impose au juge français, qui doit en faire application sous réserve de son exclusion, selon l'article 6, qui s'interprète comme permettant aux parties de l'éluder tacitement, en s'abstenant de l'invoquer devant le juge français, ce qui s'est réalisé en l'espèce ; Que par ces motifs de pur droit, substitués à ceux que critique le pourvoi, la décision attaquée se trouve légalement justifiée ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi. CONVENTIONS INTERNATIONALES - Accords et conventions divers - Convention de Vienne du 11 avril 1980 - Vente internationale de marchandises - Application d'office - Condition . CONVENTIONS INTERNATIONALES - Accords et conventions divers - Convention de Vienne du 11 avril 1980 - Vente internationale de marchandises - Application d'office - Exclusion - Article 6 - Volonté tacite des parties - Possibilité CONVENTIONS INTERNATIONALES - Accords et conventions divers - Convention de Vienne du 11 avril 1980 - Vente internationale de marchandises - Application d'office - Exclusion - Article 6 - Interprétation Le droit uniforme de la vente internationale de marchandises institué par la convention de Vienne du 11 avril 1980 s'impose au juge français lorsque sont réunies les conditions de son application, sous réserve de la volonté des parties de l'exclure, conformément à son article 6, qui s'interprète comme permettant aux parties de l'éluder tacitement, spécialement en s'abstenant de l'invoquer devant le juge. A RAPPROCHER : Chambre civile 1, 1996-01-23, Bulletin 1996, I, n° 38, p. 24 (rejet), et l'arrêt cité ; Chambre civile 1, 1997-05-06, Bulletin 1997, I, n° 140, p. 94 (rejet), et les arrêts cités.<br/> Convention de Vienne 1980-04-11 art. 6
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.