JURITEXT000007067237 CXRXAX1996X06X06X00247X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/06/72/JURITEXT000007067237.xml ARRET Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 12 juin 1996, 96-80.652, Publié au bulletin 1996-06-12 Cour de cassation 96-80652 Bulletin criminel 1996 N° 247 p. 747 CHAMBRE_CRIMINELLE Tribunal correctionnel de Marseille, 1994-11-21 1994-11-21 Président : M. Jean Simon, conseiller doyen faisant fonction. Avocat général : M. Cotte. Rapporteur : M. Challe. CASSATION dans l'intérêt de la loi sans renvoi sur le pourvoi formé par : - le procureur général près la Cour de Cassation d'ordre du Garde des Sceaux, contre le jugement du tribunal correctionnel de Marseille, du 21 novembre 1994, qui a déclaré recevable le recours de X... Pierre contre une décision du juge de l'application des peines ordonnant son placement sous le régime de la semi-liberté et confirmé cette décision. LA COUR, Vu la dépêche du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, du 26 janvier 1996, déférant à la Cour de Cassation le jugement susvisé en vue de son annulation dans l'intérêt de la loi ; Vu la requête du procureur général près la Cour de Cassation, du 1er février 1996, requérant la cassation et l'annulation de ce jugement dans l'intérêt de la loi et du condamné ; Vu l'article 620 du Code de procédure pénale ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation de l'article 733-1 du Code de procédure pénale : Vu ledit article ; Attendu que, selon l'article précité, seul le procureur de la République peut déférer devant le tribunal correctionnel une décision du juge de l'application des peines concernant une mesure de semi-liberté ; Attendu que, par ordonnance de ce magistrat, du 26 octobre 1994, X... Pierre, condamné le 17 juin 1994 par le tribunal correctionnel de Marseille à 4 ans d'emprisonnement dont 2 ans avec sursis pour corruption passive et trafic d'influence, a été admis au bénéfice de la semi-liberté ; Attendu que le condamné, par requête du 26 octobre 1994, a formé un recours contre cette décision devant le tribunal correctionnel et demandé le bénéfice de la libération conditionnelle ; Attendu que par jugement du 21 novembre 1994, le tribunal a déclaré recevable le recours formé par X... Pierre, sur le fondement de l'article 710 du Code de procédure pénale, et confirmé la décision du juge de l'application des peines ; Mais attendu qu'en statuant sur ce recours, le tribunal correctionnel a méconnu le texte susvisé et n'a pas donné de base légale à sa décision qui, dès lors, encourt la cassation dans l'intérêt de la loi ; Par ces motifs : CASSE ET ANNULE dans l'intérêt de la loi, le jugement du tribunal correctionnel de Marseille du 21 novembre 1994 ; DIT n'y avoir lieu à renvoi. CASSATION - Pourvoi - Pourvoi dans l'intérêt de la loi - Pourvoi d'ordre du Garde des Sceaux - Recours d'un condamné contre une décision du juge de l'application des peines - Irrecevabilité. Un condamné n'est pas recevable à exercer un recours devant le tribunal correctionnel contre une décision du juge de l'application des peines concernant une mesure de semi-liberté. Encourt la cassation dans l'intérêt de la loi le jugement qui statue sur un tel recours. Code de procédure pénale 733-1
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.