JURITEXT000007074757 CXRXAX2006X06X0VX00002X000 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/07/07/47/JURITEXT000007074757.xml ARRET Cour de Cassation, Commission de révision, du 12 juin 2006, 04-REV138, Publié au bulletin 2006-06-12 Cour de cassation Saisine de la cour de révision 04-REV138 Bulletin criminel 2006 COMREV N° 2 p. 5 COMMISSION_REVISION Cour d'appel de Paris, 2003-11-24 2003-11-24 Président : Mme Anzani Avocat général : Mme Commaret. Rapporteur : M. Palisse. SAISINE DE LA COUR DE REVISION de la demande présentée par X... Alexandre et tendant à la révision de l'arrêt de la cour d'appel de Paris, en date du 24 novembre 2003, qui, pour incendie involontaire, l'a condamné à 900 euros d'amende avec sursis et a prononcé sur les réparations civiles. LA COMMISSION DE REVISION, Vu la demande susvisée ; Vu les articles 622 et suivants du code de procédure pénale ; Attendu que, par lettre reçue au secrétariat de la commission le 13 décembre 2004, Alexandre X... a demandé la révision de la condamnation à 900 euros d'amende avec sursis, prononcée le 24 novembre 2003, par la cour d'appel de Paris, 12e chambre pour incendie involontaire ; Que, de l'examen du dossier et de l'instruction par la commission, résultent les faits suivants : Le 4 février 1999, vers 1 heure 30, un voisin a constaté qu'une ancienne scierie était en feu à Buthiers, en Seine-et-Marne, en bordure de la RN 152, entre Fontainebleau et Orléans. Les gendarmes ont établi un PV (172/99 de la BT de la Chapelle-La-Reine). Ils ont alors conclu que l'origine de l'incendie était inconnue et formé l'hypothèse d'un vagabond qui se serait abrité et aurait mis le feu involontairement. Les dommages étaient importants, un expert mandaté par une compagnie d'assurances les ayant évalués à 1 200 000 francs, vétusté déduite. Le 7 novembre 1999, informés qu'il était au courant des circonstances de l'incendie, les gendarmes de la Chapelle-La-Reine ont entendu Nicolas Y..., 19 ans, qui leur a déclaré qu'au moment de l'incendie lui-même était en prison, mais qu'un copain, Clément Z... lui en avait parlé dans une lettre. Par la suite, un autre copain, Alexandre A..., lui avait avoué qu'il était l'auteur de l'incendie accompagné de Piéric B... et Stanislas C..., en réalité X.... Les trois jeunes gens s'étaient retrouvés là pour boire et fumer dans une caravane garée dans la scierie. Les gendarmes ont entendu dans l'ordre Stanislas X..., qui a nié sa présence, puis son frère aîné, Alexandre, qui, lui, a reconnu sa présence dans la scierie avec A... et B..., lors du départ du feu. Ces deux derniers ont également reconnus leur présence et, pour A..., être à l'origine de l'incendie. Ils ont aussi mis en cause un quatrième camarade, Clément Z... déjà désigné par Nicolas Y..., mais qui, en ce qui le concerne, a toujours nié. A... a été poursuivi devant le tribunal pour enfants, les trois autres devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau. Devant le tribunal correctionnel, les trois prévenus ont nié les faits et prétendu n'avoir avoué que sous la pression des gendarmes. Dans les notes d'audience, assez détaillées, on relève que X... a déjà expliqué qu'il travaillait la nuit à Paris, mais que les gendarmes n'avaient pas fait de vérification. Les enquêteurs ont été entendus et ont affirmé n'avoir exercé aucune pression pour obtenir des aveux. En définitive, le tribunal, par son jugement du 31 décembre 2001, n'a pas retenu l'existence d'un doute et a condamné les trois prévenus à 900 euros d'amende avec sursis, les dommages-intérêts s'élevant à près de 60 000 euros. La cour d'appel a confirmé cette décision, sauf en ce qui concerne Clément Z..., qui a été relaxé. Dans sa requête, Alexandre X... invoque le fait qu'il se trouvait le soir des faits chez ses grands-parents demeurant à Fontenay-aux-Roses, qu'étant souffrant, il a fait appel au SAMU et qu'il a établi ce jour-là trois chèques, l'un à Carrefour Bercy, le deuxième au médecin du SAMU et le troisième à une pharmacie de garde, au Plessis-Robinson. Alexandre X..., entendu par un membre de la commission le 14 février 2005, a réitéré ses explications sur son emploi du temps. Une commission rogatoire a été délivrée au juge d'instruction de Nanterre. Ses résultats confirment les déclarations du requérant. Le SAMU a reçu un appel, le 3 février 1999 à 20 heures
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.