JURITEXT000018589041 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/18/58/90/JURITEXT000018589041.xml ARRET Cour d'appel de Colmar, 10 décembre 2007, 05/01882 2007-12-10 Cour d'appel de Colmar 05/01882 CT0239 Tribunal d'instance de Strasbourg 2005-02-15 COLMAR JS / MINUTE No 07 / 0914 Copie exécutoire à : -la SCP JOST-WEBER & VIOLIN-Me ROTH-PIGNON Le 10 / 12 / 2007 COUR D'APPEL DE COLMAR TROISIEME CHAMBRE CIVILE-SECTION A ARRET DU 10 Décembre 2007 Numéro d'inscription au répertoire général : 3 A 05 / 01882 Décision déférée à la Cour : Jugement rendu le 15 Février 2005 par le TRIBUNAL D'INSTANCE DE STRASBOURG APPELANT : Monsieur Guy X... demeurant ...67200 STRASBOURG ELSAU Représenté par la SCP JOST-WEBER & VIOLIN, Avocats à STRASBOURG INTIMEE : Madame Annick Y... demeurant ...67200 STRASBOURG Représentée par Maître Elisabeth ROTH-PIGNON, Avocat à STRASBOURG INTERVENANTE VOLONTAIRE : Madame Sylvie Z... épouse X... demeurant ...67200 STRASBOURG ELSAU Représentée par la SCP JOST-WEBER & VIOLIN, Avocats à STRASBOURG COMPOSITION DE LA COUR : L'affaire a été débattue le 15 Octobre 2007, en audience publique, devant la Cour composée de : M. MEYER, Président de Chambre Mme MAZARIN-GEORGIN et M. STEINITZ, Conseillers qui en ont délibéré. Greffier, lors des débats : M. UTTARD ARRET :-Contradictoire-prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Nouveau Code de Procédure Civile.-signé par M. Bernard MEYER, Président et M. Christian UTTARD, Greffier, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. Ouï Monsieur MEYER, Président, en son rapport. Exposant qu'il avait consenti, le 1er mai 1986, un bail verbal à Madame Y... portant sur un garage situé 1, rue Rubens à Strasbourg, alors que sa locataire était inscrite au registre du commerce et de sociétés, depuis le 15 avril 1985, au titre d'une activité commerciale de nettoyage de murs, traitement anti-graffitis, réparation de vinyl 3, rue Gréco à Strasbourg, que les parties avaient alors convenu que le local objet de ce bail était l'accessoire de l'établissement commercial principal sis à la même adresse, que le 10 mai 1996 sa locataire a été radiée du registre du commerce et des sociétés suite à une cessation d'activité, que par courrier recommandé avec avis de réception en date du 14 janvier 2004 il notifiait congé à sa preneuse dans les formes du droit commun au motif de la cessation de l'activité commerciale à raison de laquelle le bail avait été conclu, que sa locataire avait cependant contesté la validité de ce congé en revendiquant l'application du statut du bail professionnel, tout en se faisant réinscrire au registre du commerce et des sociétés le 6 avril 2004, pour une activité de vente de tissus de collection, l'adresse du principal établissement étant 1, rue Rubens à Strasbourg, Monsieur X... a, par assignation signifiée le 21 mai 2004, fait citer Madame Y... devant le tribunal d'instance de Strasbourg en constatation de la résiliation du bail du 1 er mai 1986 suite au congé du 14 janvier 2004, en évacuation de la défenderesse du local loué, et en fixation d'une indemnité d'occupation. Par jugement du 15 février 2005 M. X... a été débouté de ses demandes. Il a été principalement retenu que si le bail litigieux ne pouvait être soumis au statut des baux commerciaux en l'absence d'une inscription de la locataire au registre du commerce et des sociétés à la date du congé, sa réinscription postérieure étant sans effet à cet égard, il dépendait de celui applicable aux baux professionnels régis par les dispositions de l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986, puisqu'il était établi que la défenderesse n'avait pas cessé d'exercer une activité professionnelle dans le local loué, que le bailleur aurait du notifier à la preneuse son intention de ne pas renouveler le bail en respectant un préavis de six mois, qu'à défaut le congé du 14 janvier 2004 n'était pas valable ; Par déclaration écrite reçue le 11 avril 2005 au greffe de la cour M. X... a relevé appel de ce jugement. En l'état de son ultime mémoire en date du 14 novembre 2006 il conclut ainsi, avec Madame X..., son épouse, intervenant volontairement à l'instance : " DECLARER l'appel recevable et bien fondé ; DONNER ACTE à Madame Sylvie X... de son intervention volontaire ; INFIRMER le jugement dont appel ; Statuant à nouveau : CONSTATER la validité du congé délivré le 14 janvier 2004 ; En conséquence : DIRE ET JUGER que suite à ce congé, le bail verbal conclu entre Monsieur Guy X... et Madame Y... a été résilié en date du 29 février 2004 ; CONDAMNER Madame Y... à évacuer avec tous les occupants de son chef, ledit local en autorisant si besoin est, le concours de la force publique ; FIXER l'indemnité d'occupation à compter de la résiliation du bail à un montant mensuel de 180,00 € (cent quatre vingt Euros) par mois ; CONDAMNER Madame Y... au paiement de ce montant mensuel de 180,00 € (cent quatre vingt Euros) par mois, avance sur charges comprise, à compter de la résiliation du bail jusqu'à son départ effectif du local sis 1, Rue Rubens à 67200 STRASBOURG ; LA CONDAMNER en tous les frais et dépens y compris ceux de première instance ; LA CONDAMNER au paiement d'une indemnité de
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.