JURITEXT000019036298 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/03/62/JURITEXT000019036298.xml ARRET Cour d'appel de Caen, Chambre sociale, 4 avril 2008, 07/03817 2008-04-04 Cour d'appel de Caen 07/03817 CHAMBRE_SOCIALE Conseil de prud'hommes de Caen 2007-11-08 CAEN AFFAIRE : N RG 07 / 03817 Code Aff. : ARRET N C. P ORIGINE : Décision du Conseil de Prud' hommes de CAEN en date du 08 Novembre 2007- RG no F06 / 00843 COUR D' APPEL DE CAEN TROISIEME CHAMBRE- SECTION SOCIALE 1 ARRET DU 04 AVRIL 2008 APPELANTE : SARL SEGECOTRA 90 avenue des Champs Elysées 75008 PARIS Représentée par Me PETAT, substitué par Me FLORY, avocats au barreau de PARIS INTIMEES : Madame Mauricette X... ... Comparante en personne, assistée de Me MORICE, avocat au barreau de CAEN SARL INVESTISSEMENTS LOISIRS 64 avenue de la Mer 14390 CABOURG Non comparante ni représentée DEBATS : A l' audience publique du 17 Mars 2008, tenue par Madame CLOUET, Conseiller, Magistrat chargé d' instruire l' affaire lequel a, les parties ne s' y étant opposées, siégé seul, pour entendre les plaidoiries et en rendre compte à la Cour dans son délibéré GREFFIER : Madame POSE COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE : Monsieur POUMAREDE, Président, Madame CLOUET, Conseiller, rédacteur Madame PONCET, Conseiller, ARRET prononcé publiquement le 04 Avril 2008 à 14 heures par mise à disposition de l' arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinea de l' article 450 du nouveau Code de procédure civile et signé par Monsieur POUMAREDE, Président, et Madame POSE, Greffier 07 / 3817 TROISIEME CHAMBRE SECTION SOCIALE 1 PAGE No2 Par jugement du 8 novembre 2007 le conseil de prud' hommes de Caen s' est déclaré compétent pour statuer sur la demande de Madame X... tendant notamment à voir prononcer la résiliation du contrat de travail l' ayant liée à la SARL SEGECOTRA et à voir condamner cette société à lui payer diverses sommes à caractère salarial et indemnitaire. Ayant frappé de contredit ce jugement la SARL SEGECOTRA demande à la cour de retenir la compétence du conseil de prud' hommes de PARIS. Vu ledit jugement ; Vu la déclaration de contredit ; Vu les conclusions déposées, régulièrement communiquées et oralement soutenues par la SARL SEGECOTRA ; Vu les conclusions déposées, régulièrement communiquées et oralement soutenues par Madame X... ; MOTIFS DE LA DÉCISION - sur la recevabilité du contredit L' article 82 du nouveau code de procédure civile dispose que le contredit doit, à peine d' irrecevabilité, être motivé. En l' espèce, il est certain que le contredit n' articule pas de véritable critique des raisons qui ont conduit le premier juge à retenir sa compétence territoriale. Mais il contient l' énoncé des circonstances de fait (lieu de signature du contrat, siège de la société, lieu où était exécuté le travail) invoquées par la SARL SEGECOTRA dont les conclusions de première instance, qui font corps avec la déclaration de contredit à laquelle elles étaient annexées, contiennent par ailleurs la référence à la règle de droit dont cette société se prévaut pour justifier la compétence du conseil de prud' hommes de PARIS (article R 517- 1 du code du travail). Il apparaît ainsi que ce recours répond à l' exigence de motivation de l' article 82 précité. Le moyen d' irrecevabilité soulevé par la SARL SEGECOTRA sera donc rejeté. - sur la compétence Alors que l' alinéa 3 de l' article R 517- 3 du code du travail dispose : " le salarié peut toujours saisir... le conseil de prud' hommes du lieu où l' employeur est établi ", il apparaît que la SARL SEGECOTRA est établie à Cabourg, c' est à dire dans le ressort du conseil de prud' hommes de Caen En effet, si les documents émanant de cette société- qui a pour activité la réalisation d' études techniques concernant les travaux du bâtiment- indiquent une adresse à PARIS (90 avenue des Champs Elysées) ils mentionnent expressément l' existence d' une " succursale " 64 avenue de la Mer à Cabourg
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.