JURITEXT000019098150 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/09/81/JURITEXT000019098150.xml AUTRES_DECISIONS Tribunal de grande instance de Paris, Chambre civile 3, 12 mars 2008, 06/16228 2008-03-12 Tribunal de grande instance de Paris 06/16228 CHAMBRE_CIVILE_3 3ème chambre 3ème section Assignation du : 23 Octobre 2006 JUGEMENT rendu le 12 Mars 2008 DEMANDEUR Monsieur Didier X...... 75007 PARIS représenté par Me Pascal TRILLAT, avocat au barreau de PARIS, vestiaire P 524 DÉFENDERESSE Société VAUBAN SEGUR- représentée par Monsieur Luc Y...... 75007 PARIS représentée par Me Roland ELBAZ, avocat au barreau de PARIS, vestiaire C 371 COMPOSITION DU TRIBUNAL Elisabeth BELFORT, Vice- Président, signataire de la décision Agnès THAUNAT, Vice- Président Michèle PICARD, Vice- Président, assistée de Marie- Aline PIGNOLET, Greffier, signataire de la décision DEBATS A l'audience du 21 Janvier 2008 tenue en audience publique JUGEMENT Prononcé par remise de la décision au greffe Contradictoire en premier ressort RAPPEL DES FAITS ET PROCEDURE M. Didier X... est chirurgien. Il a crée il y a plusieurs années la SARL CENTRE TOURVILLE dans le 7ème arrondissement de Paris dont l'activité est la sous- location de locaux à des médecins et où lui même exerce son activité de chirurgien. Il est titulaire de la marque CENTRE VAUBAN déposé à l'INPI le 18 octobre 2005 et enregistré sous le no05 3 387 677 pour désigner notamment les services suivants : " affaires immobilières, gérance de biens immobiliers (...) services d'agriculture, d'horticulture et de sylviculture ". Il est également titulaire de la marque CENTRE SEGUR déposé le 18 octobre 2005 et enregistrée sous le no05 3 387 684 désignant les produits et services des classes 36, 38 et 44 et notamment " les affaires immobilières- gérance de biens immobiliers ". La société VAUBAN SEGUR a été immatriculée au RCS de PARIS depuis le 10 novembre 2005 pour une activité de location de biens immobiliers. Elle utiliserait selon M. X... comme nom d'usage " ESPACE MEDICAL VAUBAN ". Estimant que la défenderesse commettait des actes de contrefaçon par imitation de ses marques, M. X... l'a fait assigner par acte d'huissier de justice du 23 octobre 2006 devant le tribunal de grande instance de Paris. . Par dernières conclusions du 11 juin 2007, M. X... demande au tribunal : au visa des articles 1382 du code civile et L 711-4 du code de propriété intellectuelle de : débouter la défenderesse de sa demande reconventionnelle, condamner la défenderesse à lui payer 10 000 euros à titre de dommages- intérêts, correspondant au préjudice résultant pour ce dernier de l'utilisation du nom protégé et du risque de confusion dans l'esprit du public, lui interdire l'utilisation des noms VAUBAN, SEGUR et ESPACE MEDICAL VAUBAN sur tout support dans un délai de trente jours à compter de la signification du présent jugement et ceci sous astreitne de 700 euros par jour de retard, condamner la société VAUBAN SEGUR à changer de dénomination sociale, dans un délai de trente jours à compter de la signification du présent jugement et ceci sous astreinte de 700 euros par jour de retard, condamner la défenderesse à lui payer 3000 euros en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens. Par dernières conclusions du 24 avril 2007, la société VAUBAN SEGUR demande au tribunal de : ordonner au demandeur de communiquer son adresse réelle ou à défaut de prononcer la nullité de l'assignation, dire et juger que le demandeur a déposé les marques sus visée en fraude aux droits de la société VAUBAN SEGUR et dans le seul but de lui nuire, subsidiairement constater que M. X... n'exerce aucune activité sous la dénomination CENTRE VAUBAN CENTRE SEGUR, de même qu'il n'existe aucun établissement sous cette dénomination, plus subsidiairement dire que le demandeur ne subi aucun préjudice résultant de la dénomination sociale VAUBAN SEGUR et ESPACE MEDICAL VAUBAN, le débouter, le condamner à lui payer 10 000 euros à titre de dommages- intérêts pour procédure abusive et 3000 euros en application de l'article 700 du nouveau code de procédure civile ; avec exécution provisoire. MOTIFS DE LA DECISION Sur la nullité de l'assignation La société VAUBAN SEGUR soutient que l'assignation en nulle puisqu'elle n'indique pas l'adresse personnelle du demandeur mais seulement son adresse professionnelle. Le tribunal observe que cette demande présentée au fond est irrecevable puisqu'elle aurait du être présentée au juge de la mise en état compétent pour en connaître en application de l'article 711 du code de procédure civile. En toute hypothèse, le tribunal observe que cette irrégularité a, par la suite été régularisée, le demandeur ayant indiqué son adresse personnelle. Sur le dépôt frauduleux part M. X... des marques La défenderesse soutient que le dépôt des marques par M. X... a été fait en fraude à ses droits au sens des dispositions de l'article L712-6 du code de propriété intellectuelle. M. X... était informé quasi quotidiennement de l'avancement de leur projet de création d ‘ un centre médical. Il y eut donc intention de nuire de M. X.... Pour autant, le tribunal observe que la Société VAUBAN SEGUR n'en tire aucune conclusion quant à l'attribution des marques ou encore à leur nullité. Sur la contrefaçon *du fait de l'enregistrement de la dénomination sociale VAUBAN SEGUR M. X... se prévaut de l'article L 711-4 du code de la propriété intellectuelle qui dispose que : " ne peut être adopté comme marque un signe portant atteinte à des droits antérieurs et notamment
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