JURITEXT000019338609 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/33/86/JURITEXT000019338609.xml ARRET Cour d'appel de Caen, 20 juin 2008, 07/2171 2008-06-20 Cour d'appel de Caen 07/2171 CT0193 Conseil de prud'hommes de Caen 2007-06-25 CAEN AFFAIRE : N RG 07 / 02171 Code Aff. : ARRET N C. P ORIGINE : Décision du Conseil de Prud'hommes de CAEN en date du 25 Juin 2007- RG no F06 / 00417 TROISIEME CHAMBRE- SECTION SOCIALE 1 APPELANTE : SARL B ET M. X... 540 Bis rue Léon Foucualt Z. I. de la Sphère 14200 HEROUVILLE ST CLAIR Représentée par Me LANGEARD, substitué par Me DUQUESNE- THEOBALD, avocats au barreau de CAEN INTIMES : Monsieur Yves Z...... Comparant en personne, assisté de Me LELONG, avocat au barreau de CAEN Monsieur Jacques B... C... Madame Maria B... C...... 14200 HEROUVILLE ST CLAIR Non comparants ni représentés DEBATS : A l'audience publique du 27 Mars 2008, tenue par Monsieur POUMAREDE, Président, Magistrat chargé d'instruire l'affaire lequel a, les parties ne s'y étant opposées, siégé en présence de Mme PONCET, Conseiller, pour entendre les plaidoiries et en rendre compte à la Cour dans son délibéré GREFFIER : Madame POSE COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DELIBERE : Monsieur POUMAREDE, Président, Madame CLOUET, Conseiller, Madame PONCET, Conseiller, rédacteur ARRET prononcé publiquement le 20 Juin 2008 à 14 heures par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinea de l'article 450 du nouveau Code de procédure civile et signé par Monsieur POUMAREDE, Président, et Madame POSE, Greffier FAITS ET PROCÉDURE Le 2 / 8 / 04, M Z... a été embauché par M B... G... en qualité de tôlier- réparateur avec une durée hebdomadaire de travail de 40H. Le 29 / 12 / 05, M B... G... a cédé son fonds de commerce à la SARL Carrosserie B et M D.... Le contrat de travail de M Z... a été transféré à cette société. Par lettre du 27 / 3 / 06, La SARL Carrosserie B et M D... a licencié M Z... pour faute grave. A cette même date, M Z... a été placé en arrêt maladie à raison d'une rechute d'un accident du travail ; Le 29 / 5 / 06, M Z... a saisi le conseil des prud'hommes de Caen aux fins d'obtenir le paiement d'heures supplémentaires, de voir constater la nullité de son licenciement et obtenir le paiement des indemnités de rupture et de dommages et intérêts à raison de la nullité du licenciement et du non respect de la procédure de licenciement. M Z... a demandé que M B... G... soit condamné à le garantir des condamnations qui pourraient être prononcées contre lui au titre des heures supplémentaires. Par jugement du 25 / 6 / 07, le conseil des prud'hommes a condamné la SARL Carrosserie B et M D... à verser à M Z... 3869, 94 € à titre d'indemnité de préavis, 386, 99 € au titre des congés payés afférents, 8392, 03 € en paiement des heures supplémentaires outre 832, 90 € a titre des congés payés afférents, 14500 € de dommages et intérêts pour rupture abusive, 860 € en application de l'article 700 du code de procédure civile, a débouté la SARL Carrosserie B et M D... de ses demandes reconventionnelles et M B... G... de sa demande faite en application de l'article 700 du code de procédure civile. La SARL Carrosserie B et M D... a interjeté appel de ce jugement. Vu le jugement rendu le 25 / 6 / 07 par le conseil des prud'hommes de Caen Vu les conclusions oralement soutenues de la SARL Carrosserie B et M D... appelante tendant au principal au débouté intégral de M Z..., à sa condamnation à lui verser 1000 € en application de l'article 700 du code de procédure civile ; subsidiairement à voir condamné M B... G... à le garantir de toute condamnation à titre de rappel de salaires antérieurs au 29 / 12 / 05 et condamné à lui verser 1000 € en application de l'article 700 du code de procédure civile Vu les conclusions oralement soutenues de M Z... intimé tendant à la confirmation de la décision et à voir la SARL Carrosserie B et M D... condamné à lui verser 1200 € en application de l'article 700 du code de procédure civile MOTIFS DE LA DÉCISION 1) Sur les heures supplémentaires M Z... étaye sa demande en produisant l'attestation d'un collègue faisant état d'horaires dépassant ceux fixés dans le contrat de travail. La SARL Carrosserie B et M D... ne produit aucun élément contraire. M E..., l'attestant indique que lorsqu'il a intégré l'entreprise le 2 / 8 / 04, M B... G... l'a présenté comme chef d'atelier et lui a confié le double des clefs après sa période d'essai afin qu'il puisse ouvrir l'atelier le matin et rentrer les véhicules le soir. Il indique que quand à 8H l'atelier était ouvert, les véhicules étaient déjà sortis et que le soir après la fermeture à 18H, M Z... ne pouvait repartir avant 18H15 après avoir rentré les véhicules ; Aux termes de cette attestation, les tâches supplémentaires de M Z... se bornaient à ouvrir et fermer l'atelier et à sortir les véhicules le matin et les rentrer le soir. Si cette opération s'accomplissait en un quart d'heure le soir, rien ne justifie qu'il ait fallu une demi heure le matin pour cette même opération. En outre, dans la mesure où il n'est pas allégué que les véhicules étaient rentrés pendant la pause de midi, rien ne justifie que le simple fait de fermer l'atelier à 12h et de l'ouvrir à 14H ait nécessité que M Z... parte un quart d'heure le midi après ses collègues et revienne une heure avant eux, comme prétendu dans cette attestation sans que l'attestant justifie des raisons de cette situation et des moyens qu'il avait de savoir, étant soumis lui- même à l'horaire collectif, que la pause méridienne de son collègue se limitait à 45MN. Cette attestation permet donc de retenir l'exécution d'une demi heure de travail supplémentaire par jour soit 2, 5H par semaine du 1 / 9 / 04 (fin de la période d'essai) au 29 / 12 / 05 soit 43, 5H par semaine. Ces 2, 5H non payées seront majorées de 25 % en ce qui concerne les deux premières heures et de 50 % pour la demi heure suivante. Les parties seront renvoyées à effectuer les calculs en fonction des différents taux horaires appliqués au cours de cette période et des semaines retenues par M Z... soit semaines 37à 53 en 2004, 1 à 17, 19, 22, 24 à 27, 29 à 35, 38 à 43 et 48 en
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.